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	<title>LITTORAL OUEST ACTUALITE &#187; ag2r</title>
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	<description>Le blog d&#039;actualité de la voile et de la course au large</description>
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		<title>Le groupe des quatre au complet à Saint-Barth !</title>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 21:35:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L-Ouest</dc:creator>
				<category><![CDATA[Figaro Beneteau]]></category>
		<category><![CDATA[Transat AG2r]]></category>
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		<description><![CDATA[Si hier soir à 00 heures 59 minutes (heure locale), Armel Le Cléac'h et Fabien Delahaye (Brit Air) ont décroché les honneurs de la victoire sur la dixième Transat AG2R LA MONDIALE, à Saint-Barth les arrivées se sont succédées dans la nuit. Complétant le podium au terme d'une régate au contact entre Concarneau et le port de Gustavia, Jeanne Grégoire et Gérald Veniard (Banque Populaire) et Gildas Morvan et Bertrand de Broc (Cercle Vert) ont goûté quelques heures plus tard à l'ambiance incomparable de l'accueil sur place. Suivis de près par le Savéol de Romain Attanasio et Samantha Davies, le groupe des quatre est au complet à quai et n'en a pas terminé avec l'évocation de la grande aventure humaine et sportive que ces huit marins viennent de vivre. 
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Si hier soir à 00 heures 59 minutes (heure locale), Armel Le Cléac&#8217;h et Fabien Delahaye (Brit Air) ont décroché les honneurs de la victoire sur la dixième Transat AG2R LA MONDIALE, à Saint-Barth les arrivées se sont succédées dans la nuit. Complétant le podium au terme d&#8217;une régate au contact entre Concarneau et le port de Gustavia, Jeanne Grégoire et Gérald Veniard (Banque Populaire) et Gildas Morvan et Bertrand de Broc (Cercle Vert) ont goûté quelques heures plus tard à l&#8217;ambiance incomparable de l&#8217;accueil sur place. Suivis de près par le Savéol de Romain Attanasio et Samantha Davies, le groupe des quatre est au complet à quai et n&#8217;en a pas terminé avec l&#8217;évocation de la grande aventure humaine et sportive que ces huit marins viennent de vivre. </p>
<p>      Longtemps les quatre premiers duos de la dixième Transat AG2R LA MONDIALE garderont en tête l&#8217;incroyable chevauchée Atlantique menée 22 jours durant entre Concarneau et Saint-Barth. Au contact dès l&#8217;entame et la descente le long des côtes portugaises, Brit Air, Banque Populaire, Cercle Vert et Savéol ont très vite formé le fameux groupe des quatre, un temps baptisé le club des cinq, avant la rencontre fatale de Groupe Bel avec une baleine. Optant pour une descente sur une voie plus ou moins centrale afin d&#8217;échapper aux affres du minimum dépressionnaire, cette équipée du large aura très vite joué les premiers rôles, entamant la valse des leaderships en tête de la flotte. Emmenés par Romain Attanasio et Samantha Davies, ces quatre duos passaient en rangs serrés la porte de La Palma, laissant augurer d&#8217;une traversée très disputée et menée tambour battant. Un tiers du parcours dans leur sillage, les compagnons de route plongeaient au Sud de l&#8217;orthodromie pour entamer une progression  conjointe vers Saint-Barth, quand les nordistes prenaient un temps les commandes du jeu. Engageant plus que jamais un mano à mano passionnant et passionné, laissant libre court aux talents de chacun, à une guerre de l&#8217;intox et surtout écrivant ligne après ligne un chapitre capital de l&#8217;histoire de la course et de ces huit hommes et femmes. Difficiles à départager pendant la plus grande partie du parcours et de ses 3 890 milles, les quatre bateaux de tête dessinaient une hiérarchie quelques jours avant l&#8217;arrivée, ménageant toutefois un suspens haletant pour les places d&#8217;honneur. Au final, Armel Le Cléac&#8217;h et Fabien Delahaye inscrivent leur nom au palmarès de la course, suivis par Jeanne Grégoire et Gildas Mais ce qu&#8217;il faudra avant tout retenir, c&#8217;est le bonheur que les uns et les autres auront eu non seulement à partager ces débats enflammés, mais aussi à voir la victoire du duo de Brit Air. Ces huit marins viennent d&#8217;entrer dans l&#8217;histoire de la course au large et de rappeler combien ses valeurs humaines et sportives sont vivaces.</p>
<p>Ils ont dit&#8230;</p>
<p>Gérald Veniard (Banque Populaire) &#8211; Deuxième à Saint-Barth<br />
« Parfois, on a douté. Le mode furtif, ça nous a quand même bien mis la pagaille le dernier jour mais finalement on a mieux navigué sans savoir où étaient les autres. On est ravi d&#8217;être là, à 8 milles derrière Armel (Le Cleac&#8217;h) et Fabien (Delahaye) qui ont été de solides vainqueurs ; très rapides. Indétrônables ! Mais bon, ils ont fait une bêtise qui a failli leur coûter très cher mais au jeu des bêtises, ils ont dû en faire moins que nous. Le résultat est tout à fait satisfaisant pour nous et pour toute l&#8217;équipe de Banque Populaire. Cette performance après celle d&#8217;il y a quatre ans est la preuve que c&#8217;est dans les vieux pots que l&#8217;on fait les meilleures soupes ! (rires). En tous les cas, Jeanne m&#8217;a impressionné. Plus qu&#8217;en 2006 je crois. Au début, elle se la jouait un peu « non, mais je ne suis pas prête… » donc elle m&#8217;a laissé bosser un peu plus au début puis, petit à petit, elle a pris de l&#8217;assurance et à la fin, je ne mouftais plus ! Je disais oui patronne ! On allait où elle voulait aller, je n&#8217;avais qu&#8217;à m&#8217;exécuter et c&#8217;était très bien comme ça !»</p>
<p>Gildas Morvan (Cercle Vert) &#8211; troisième à Saint-Barth<br />
« Ce qui a été sympa, c&#8217;est que de Concarneau jusqu&#8217;à Saint-Barthélemy, ça a été une bagarre assez intense. Au départ, on était 5, avec Groupe Bel qu&#8217;il ne faut pas oublier. Chacun a fait ses petits coups à droite et ses petits coups à gauche. C&#8217;était toujours serré et quasiment à vue tout le temps. Les gars de Brit Air ont bien navigué. On pourrait dire que nous, on était une bonne équipe de Ligue 2 et qu&#8217;eux, étaient une bonne équipe de Ligue 1 (rires) ! Ils avaient toujours un coup d&#8217;avance. Ils jouaient bien toutes les bascules, les systèmes… Et nous, on était souvent en retard. En retard sur tout. Chaque petit décalage, ça faisait un mille, puis un autre mille et ainsi de suite jusqu&#8217;à 15 au final. Sur la fin, on a essayé de protéger la 3e place plutôt que de jouer la gagne. On s&#8217;est donc focalisé sur Savéol. Le tout, c&#8217;était d&#8217;arriver à monter sur le podium. Avec Bertrand, ça avait un côté pratique puisqu&#8217;on se connaissait déjà et on avait pas mal d&#8217;automatismes à bord. Ca s&#8217;est bien passé. C&#8217;est une belle histoire. »</p>
<p>Bertrand de Broc (Cercle Vert) &#8211; troisième à Saint-Barth<br />
« La Transat AG2R LA MONDIALE est une course que j&#8217;apprécie. C&#8217;est une épreuve intéressante et on l&#8217;a encore vu cette année. A tous les niveaux, que ce soit tactique, météo… on s&#8217;est régalé. J&#8217;ai eu l&#8217;opportunité de partir avec Gildas, un mec qui sait faire marcher un Figaro. C&#8217;était que du bonheur… Enfin, c&#8217;est vrai, il y a eu des moments rudes pendant la traversée parce qu&#8217;on n&#8217;était pas d&#8217;accord sur certains trucs. Gildas sait mettre la pression quand il faut. Il y a donc eu des moments de tension, mais de bonne tension. C&#8217;est pour ça que c&#8217;était intéressant. La course a été superbe jusqu&#8217;aux Canaries parce qu&#8217;il y a eu des conditions idéales. Après, on a pas mal souffert du soleil. On a navigué au contact et on avait vraiment du mal à se séparer des autres. C&#8217;est d&#8217;ailleurs à ce niveau-là qu&#8217;on n&#8217;était pas d&#8217;accord. Moi je voulais m&#8217;en aller et Gildas voulait rester. Au final, on fait une troisième place qui n&#8217;est pas volée. On a vraiment donné pendant 20 jours. On a donné, on s&#8217;est bien marré et en plus, j&#8217;ai appris quelques petits trucs en Figaro qui vont me servir pour la suite. »</p>
<p>Romain Attanasio (Savéol), quatrième à Saint-Barth<br />
« C&#8217;est bien quand ça s&#8217;arrête ! La dernière semaine à été longue et l&#8217;alizé n&#8217;était quand même pas super établit. L&#8217;après-midi, il y avait 12, 13, parfois 14 nœuds… Le bateau ne glissait donc pas tout seul. Il fallait être à la barre, l&#8217;écoute à la main… C&#8217;était un peu usant. Et surtout, on a navigué vue tout le temps. Je crois qu&#8217;on n&#8217;a jamais été seuls. Ca change pas de chose. C&#8217;est plus tendu car la moindre faute, on la voit tout de suite. Ca nous force à être plus vigilant sur les réglages. De plus, on pense à la stratégie en général mais aussi au positionnement par rapport aux autres alors que normalement, sur une transat, on ne pense qu&#8217;à faire sa route. Ca, ça change un peu la donne. Sam et moi avons appris plein de choses. C&#8217;était une bonne expérience. Armel (Le Cleac&#8217;h), je le connais depuis 2000 et je sais qu&#8217;il est très très bon. Il l&#8217;a d&#8217;ailleurs prouvé mainte et mainte fois. Fabien (Delahaye), c&#8217;et le petit jeune qui monte et il va falloir lui expliquer qu&#8217;il ne faudrait pas qu&#8217;il se brûle les ailes, qu&#8217;il monte trop vite (rires) ! Va falloir le calmer un peu ! C&#8217;est sûr, ce sera un grand marin. Hier, on se disait que c&#8217;était la catastrophe, qu&#8217;on n&#8217;accrocherait pas le podium. Mais on s&#8217;est rappelé se qu&#8217;on se disait avant le départ, à Concarneau, en voyant tous ces bateaux qui pouvaient gagner. On s&#8217;était dit que si on faisait dans les cinq, on serait content. On a fait des petites erreurs, évidement, mais on n&#8217;a jamais lâché. On a tout donné. On n&#8217;a aucun regret. »</p>
<p>Samantha Davies (Savéol), quatrième à Saint-Barth<br />
« On était super fier de passer la marque des Canaries en tête parce que c&#8217;est quasiment là où la transat s&#8217;est jouée. On pensait que notre stratégie était pas mal et on a été content de voir qu&#8217;on avait raison. Par contre, être en tête, ça met de la pression. On s&#8217;est retrouvé avec les supers bons derrière nous et c&#8217;était mieux quand ils nous ont rattrapés car on avait un repère en termes de vitesse. C&#8217;est super de naviguer au contact. On n&#8217;est pas trop fatigué non plus, on n&#8217;a pas fait de bêtise. On a tout essayer pour passer Cercle Vert aujourd&#8217;hui, mais ça n&#8217;a pas marché. Je suis contente d&#8217;arriver, surtout ici à Saint Barth, c&#8217;est vraiment sympa. »</p>
<p>rivacom</p>
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		<title>Armel Le Cléac&#8217;h et Fabien Delahaye remportent la 10ème Transat AG2R LA MONDIALE</title>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 21:19:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L-Ouest</dc:creator>
				<category><![CDATA[Figaro Beneteau]]></category>
		<category><![CDATA[Info Voile]]></category>
		<category><![CDATA[Transat AG2r]]></category>
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		<description><![CDATA[En coupant la ligne d'arrivée à Saint-Barthélémy cette nuit à 00 heures 59minutes 11 secondes (6 heures 59 minutes 11 secondes heure de Paris), Armel Le Cléac'h et Fabien Delahaye s'adjugent la victoire sur la dixième Transat AG2R LA MONDIALE après 22 jours 16 heures 59 minutes et 11 secondes d'une course menée avec talent et maîtrise. Le jour même de ses 33 ans, le skipper de Brit Air s'offre ainsi une entrée dans l'histoire de la course en devenant le premier marin à inscrire son nom une deuxième fois au palmarès. Quatre ans jour pour jour après sa victoire de 2006, acquise avec Nicolas Troussel, le Finistérien réitère donc l'exploit en compagnie d'un bizuth de l'Atlantique qui signe quant à lui une entrée magistrale dans la cours des grands.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.littoral-ouest.com/wp-content/uploads/2010/05/armel.jpg"><img src="http://www.littoral-ouest.com/wp-content/uploads/2010/05/armel.jpg" alt="" title="armel" width="650" height="433" class="alignnone size-full wp-image-811" /></a></p>
<p>En coupant la ligne d&#8217;arrivée à Saint-Barthélémy cette nuit à 00 heures 59minutes 11 secondes (6 heures 59 minutes 11 secondes heure de Paris), Armel Le Cléac&#8217;h et Fabien Delahaye s&#8217;adjugent la victoire sur la dixième Transat AG2R LA MONDIALE après 22 jours 16 heures 59 minutes et 11 secondes d&#8217;une course menée avec talent et maîtrise. Le jour même de ses 33 ans, le skipper de Brit Air s&#8217;offre ainsi une entrée dans l&#8217;histoire de la course en devenant le premier marin à inscrire son nom une deuxième fois au palmarès. Quatre ans jour pour jour après sa victoire de 2006, acquise avec Nicolas Troussel, le Finistérien réitère donc l&#8217;exploit en compagnie d&#8217;un bizuth de l&#8217;Atlantique qui signe quant à lui une entrée magistrale dans la cours des grands.</p>
<p>      Si au départ de Concarneau le 18 avril dernier, le tandem formé par Armel Le Cléac&#8217;h et Fabien Delahaye attirait les convoitises, les deux hommes qui faisaient cause commune pour la première fois savaient que la concurrence serait rude. Profitant d&#8217;une entrée météorologique toute en douceur, Brit Air atteignait sa vitesse de croisière après quelques jours de course et se faisait remarquer une première fois à l&#8217;occasion de sa tentative de gain dans le Sud sans se faire piéger par les zones de faibles vents annoncées. Choisissant une option médiane quand les rangs se dispersaient d&#8217;Ouest en Est le long des côtes portugaises, les deux marins surmontaient la difficulté en se positionnant au centre, entamant non seulement le début d&#8217;une série de seize séquences en pôle position &#8211; entre le 25 avril et le 1er mai &#8211; mais débutant également le bras de fer qui allait durer jusqu&#8217;au bout avec Banque Populaire, Cercle Vert, Savéol et Groupe Bel ; concurrent malheureux quelques jours plus tard. En sortant de la bulle, les tandems mettaient le cap au Sud dans des conditions dignes d&#8217;une carte postale et engageaient alors de belles glissades vers les Canaries. Deuxièmes à la porte de La Palma derrière Romain Attanasio et Samantha Davies, neuf jours après le départ, Armel et Fabien affichaient déjà leurs intentions et écrivaient ensemble les premières notes d&#8217;une partition amenée à former la plus belle des symphonies. Fermement décidés à poursuivre sur leur lancée, les deux pilotes limitaient les effets dévastateurs de l&#8217;affaiblissement du régime d&#8217;alizés en jouant d&#8217;un petit décalage dans le Sud et en enfonçant le clou vis-à-vis d&#8217;une concurrence toujours aussi acerbe. A 19 heures, le 5 mai et de manière définitive, Brit Air prenait les manettes du vol pour Saint-Barthélémy, au nez et à la barbe du groupe des trois autres Mousquetaires et de la totalité de la flotte. Cette nuit, la joie et le bonheur des deux hommes coupant la ligne d&#8217;arrivée de la dixième Transat AG2R LA MONDIALE en tête, était tout à la fois mesurée et palpable&#8230; à l&#8217;image de la course qu&#8217;ils viennent de signer. Des étoiles plein des yeux, le jeune Fabien Delahaye fait une entrée digne des grands dans la course au large, transformant son bizutage atlantique en une belle et grande victoire. Armel, quant à lui, se souviendra longtemps de son trente-troisième anniversaire et de son deuxième sacre sur cette transatlantique en double à armes égales. Chapeau messieurs et merci pour le spectacle !</p>
<p>Interview des vainqueurs : </p>
<p>Cette victoire, à partir de quand avez-vous commencé à y croire ?</p>
<p>Armel Le Cleac&#8217;h : « Hier après-midi, nous nous doutions que c&#8217;était plutôt bien parti mais nous avons eu la confirmation de notre victoire à quelques heures de l&#8217;arrivée seulement, lorsque Jean Maurel (le directeur de course, ndlr) nous a annoncé par VHF que nous étions les premiers. Nous avons été aux avant-postes dès le 4e ou 5e jour de mer. Après, nous sommes restés au contact avec trois autres bateaux. Nous avons passé la porte des Canaries quasiment ensemble et ensuite, nous avons quasiment fait les même options dans le Sud. Au final, nous avons réussi à être devant eux à l&#8217;arrivée. Pas de beaucoup. C&#8217;est vraiment une très belle bagarre. »</p>
<p>On imagine que vous savourez d&#8217;autant plus cette première place…</p>
<p>Armel : « Complètement. C&#8217;était vraiment une course incroyable. Je suis super content pour moi, pour Fabien mais aussi pour mon partenaire Brit Air. Cela fait quatre ans que nous avons lancé notre projet commun et aujourd&#8217;hui, c&#8217;est notre première vraie victoire ensemble. On a été champion du monde IMOCA mais on n&#8217;a jamais gagné de course. C&#8217;est la première victoire. Une victoire bien méritée et que je suis fier de leur offrir. En ce qui me concerne, je suis très heureux car c&#8217;est la deuxième fois que je remporte la Transat AG2R LA MONDIALE et que je suis le premier à le faire. Maintenant, je laisse la place aux autres pour essayer de me rattraper. »</p>
<p>Un mot sur votre duo avec Fabien Delahaye ?</p>
<p>Armel : « Partir avec lui, c&#8217;était une sorte de pari car avant le départ, nous ne nous connaissions pas vraiment. Nous nous sommes rencontrés sur la Solitaire du Figaro l&#8217;été dernier. Il avait fini premier bizuth montrant ainsi déjà tout son potentiel. Quand je l&#8217;ai appelé en fin d&#8217;année pour lui proposer de faire la Transat avec moi, il a tout de suite été partant. Fabien avait un profil qui m&#8217;intéressait. C&#8217;est un régatier, issu de la voile légère. C&#8217;est quelqu&#8217;un de motivé, travailleur et acharné. Il l&#8217;a démontré à chaque instant lors de cette course. Naviguer avec lui, ça n&#8217;a été que du bonheur pendant trois semaines. Nous avons vraiment été en cohésion tout du long. Très complémentaires. Il y a eu beaucoup d&#8217;échanges. Nous n&#8217;avons jamais rien lâché. Dans les moments de doute, nous nous remettions en question, nous faisions le tour des choses et à chaque fois nous reprenions l&#8217;avantage. C&#8217;était vraiment très bien et je le remercie de m&#8217;offrir cette victoire pour mon anniversaire. »</p>
<p>Elle a été dure cette transat ?</p>
<p>Armel : « Elles sont toujours dures ! Celle-ci l&#8217;a surtout été psychologiquement. Tous les jours, nous nous posions la question de savoir où étaient les autres, ce qu&#8217;ils avaient fait… Il y a eu, comme toujours, des moments de stress, d&#8217;interrogation. Est-ce qu&#8217;on a empanné au bon moment ? Est-ce qu&#8217;on a le bon réglage ?&#8230; Et ça, pendant trois semaines. Forcément, ça fatigue. Heureusement, à bord, nous avions vraiment confiance l&#8217;un en l&#8217;autre. »</p>
<p>Qu&#8217;est-ce qui, selon vous, a fait la différence ?</p>
<p>Armel : « Je pense que nous avons su être présents aux moments clé, dans les petits détails : le petit décalage un peu mieux que les autres, l&#8217;empannage déclenché à un moment plus opportun… Au final, cela nous a permis de gagner les deux-trois milles qu&#8217;il fallait pour aller dans le bon sens. Nous avons aussi bien travaillé au niveau de la vitesse du bateau. Sous spi, nous étions toujours très performants. De plus, nous avons beaucoup barré. Ces petits centimes de vitesse en plus multipliés par 20, 30 ou 40 heures… à l&#8217;arrivée, ça fait 4 ou 5 milles. Ca fait la victoire. »</p>
<p>Fabien Delahaye : « Pour ma première Transat, je ne pouvais pas espérer mieux. Une victoire, c&#8217;est magique ! J&#8217;ai passé 23 jours super en mer. Que du bon ! Que du bonheur ! On n&#8217;a pratiquement pas mis le pilote à part au début, lorsque c&#8217;était un peu rentable dans les petits airs la nuit. Mais ensuite, nous ne l&#8217;avons pas branché plus d&#8217;une heure d&#8217;affilée. Naviguer avec Armel, c&#8217;est top. A bord de Brit Air, il n&#8217;y a jamais eu un mot plus haut que l&#8217;autre. On s&#8217;est éclaté pendant toute la Transat. C&#8217;est un pur bonheur. J&#8217;ai découvert beaucoup de choses. Avant cette course, je n&#8217;avais jamais passé plus de sept jours de suite en mer. Là, en faire 22 d&#8217;affilée, c&#8217;est forcément une grosse expérience. Maintenant, il va falloir poser un peu les choses. Voir ce que je vais en retirer… Ce sera beaucoup, c&#8217;est sûr. »</p>
<p>rivacom</p>
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		<title>Tout donner, ne rien regretter&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 09 May 2010 21:10:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L-Ouest</dc:creator>
				<category><![CDATA[Figaro Beneteau]]></category>
		<category><![CDATA[Transat AG2r]]></category>
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		<description><![CDATA[Il reste environ 350 milles à parcourir aux premiers concurrents de la Transat AG2R LA MONDIALE pour pouvoir enfin relâcher la pression et se retourner sur le scénario incroyable qu'ils écrivent depuis 21 jours déjà entre Concarneau et Saint-Barth. Mais d'ici là, la charge de travail qui se présente devant leurs étraves est considérable et placée sous le signe d'une chasse aux grains qui pourrait prendre la forme d'un juge de paix sur la route de la délivrance. L'heure est aux derniers sacrifices et à ce jeu là, Armel Le Cléac'h et Fabien Delahaye (Brit Air) ont fait le choix d'avancer masqués. Derrière on cherche à préserver sa position ou à grappiller de précieux milles pour gagner des places au classement final. A moins de 48 heures du dénouement, chacun pose ses dernières cartes...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il reste environ 350 milles à parcourir aux premiers concurrents de la Transat AG2R LA MONDIALE pour pouvoir enfin relâcher la pression et se retourner sur le scénario incroyable qu&#8217;ils écrivent depuis 21 jours déjà entre Concarneau et Saint-Barth. Mais d&#8217;ici là, la charge de travail qui se présente devant leurs étraves est considérable et placée sous le signe d&#8217;une chasse aux grains qui pourrait prendre la forme d&#8217;un juge de paix sur la route de la délivrance. L&#8217;heure est aux derniers sacrifices et à ce jeu là, Armel Le Cléac&#8217;h et Fabien Delahaye (Brit Air) ont fait le choix d&#8217;avancer masqués. Derrière on cherche à préserver sa position ou à grappiller de précieux milles pour gagner des places au classement final. A moins de 48 heures du dénouement, chacun pose ses dernières cartes&#8230;</p>
<p>Rarement un final de Transat AG2R LA MONDIALE n&#8217;aura réservé un suspense aussi haletant. Si loin et si proche à la fois, le départ de la dixième édition de l&#8217;épreuve promettait le meilleur et à quelques heures des grandes révélations, force est de constater que l&#8217;affiche a tenu ses promesses.  Si les marins accusent le coup d&#8217;une navigation sous haute tension et dans une atmosphère chauffée à blanc, à terre on ne voit pas le temps passer et on se dit que l&#8217;intensité de la régate livrée aux avant-postes devrait rester longtemps dans les annales de la course au large. Renforçant le suspense, la &laquo;&nbsp;nouveauté&nbsp;&raquo; du cru 2010 est en train de rajouter un assaisonnement dont on n&#8217;osait même plus rêver. Leaders imperturbables depuis plusieurs jours maintenant, Armel Le Cléac&#8217;h et Fabien Delahaye ont en effet choisi de disparaître des écrans de contrôle en sortant leur joker furtif ce matin au classement de 11 heures. Profitant des précieux milles gagnés ces dernières heures et d&#8217;un matelas qui s&#8217;est épaissi aux abords de l&#8217;arc antillais, les pilotes de Brit Air ont attendu d&#8217;être hors de portée de leurs poursuivants directs pour tenter d&#8217;accentuer leur avance. 24 heures durant, ces deux-là ne sont donc plus &laquo;&nbsp;officiellement&nbsp;&raquo; en tête puisque invisibles. Les interprétations vont aller bon train et l&#8217;attente du retour des deux marins se teinter d&#8217;angoisse pour certains et d&#8217;excitation pour d&#8217;autres. En attendant, le quatrième du dernier Vendée Globe y va d&#8217;un peu d&#8217;humour et de beaucoup de prudence : « Je suis entre la France et Saint Barth… sur l&#8217;eau ! Sur l&#8217;Atlantique… Puisque on est proche de l&#8217;arrivée, on s&#8217;est dit qu&#8217;on n&#8217;aurait plus eu d&#8217;occasions pour utiliser le mode furtif, donc on a choisi cette option aujourd&#8217;hui&#8230; On ne relâche pas la pression, elle est toujours là mais c&#8217;est très positif. On est sur le bateau à 100% mais on n&#8217;est pas dans le rouge&nbsp;&raquo;. Que leurs adversaires directs soient donc prévenus, à bord de Brit Air on demeure en vigilance accrue. </p>
<p>Vers un retour des poursuivants ?</p>
<p>Dans la dernière ligne droite, il faut s&#8217;attendre à ce que les leaders ne soient pas les seuls à se cacher. Ainsi, demain, il ne serait pas étonnant de voir les poursuivants de ces derniers, demander à la direction de course de passer en mode furtif. Si cette disparition plongerait Jeanne Grégoire et Gérald Véniard (Banque Populaire) dans une vraie bulle, difficile d&#8217;imaginer ce qu&#8217;il adviendra du mano à mano que se livrent Gildas Morvan et Bertrand de Borc (Cercle Vert) et Romain Attanasio et Samantha Davies (Savéol). Navigant à vue depuis de longs milles, ces quatre navigateurs sont si proches que les jumelles ne leur sont presque pas nécessaires pour faire l&#8217;inventaire de la vie à bord de la concurrence. Mais là encore, les décisions qui pourraient intervenir dans les heures prochaines seront certainement riches de surprises ; preuve en est la perte au classement de 15 heures de la place de leader théorique suite à un empannage de Jeanne Grégoire et Gérald Véniard au profit de Gildas Morvan et Bertrand de Broc. Sur ce point, d&#8217;autres rebondissements sont à prévoir. En attendant, pour tous, les signes avant-coureurs de la navigation antillaise sont palpables et donnent à la dernière ligne droite des airs de loterie. Soumis à l&#8217;intensification des grains, dans des vents d&#8217;Est-Nord Est de 9 à 12 noeuds variant autant en force qu&#8217;en direction, tous vont devoir garder tout leurs sens en éveil pour éviter de se faire enfermer dans les pièges traînants derrière les phénomènes et surtout pour tirer partie des accélérations engendrées. &laquo;&nbsp;Les concurrents vont connaître 48 heures d&#8217;une météo complexe avec un alizé qui va se renforcer à l&#8217;Est-Sud Est. Le déclenchement du mode furtif va engendrer de vraies décisions stratégiques. Tout va se jouer sur dix degrés et laisser des conditions stables pour les poursuivants&nbsp;&raquo;, précisait Eric Mas de Météo Consult à l&#8217;occasion de la vacation de la mi-journée, laissant ainsi augurer d&#8217;une bataille rangée à tous les étages d&#8217;ici à l&#8217;arrivée. Menace potentielle pour ceux qui ont mis une option sur le podium, Nicolas Troussel et Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne) restent en embuscade et tenteront sans complexe aucun d&#8217;aller bousculer l&#8217;ordre établi par le groupe des quatre. Derrière, avec des bateaux plus ou moins proches les uns des autres, la bagarre va aussi faire rage jusqu&#8217;au bout, une partie des espoirs résidant dans l&#8217;amélioration de la météo et sa stabilisation. Gageons qu&#8217;avec des concurrents comme Eric Drouglazet et Laurent Pellecuer (Luisina), Ronan Treussart et Yannick Le Clech (Lufthansa), Bernard Stamm et Gildas Mahé (Cheminées Poujoulat) ou encore Armel Tripon et Franck Legal (Gedimat), pour ne citer qu&#8217;eux, la lutte pour une place dans le Top Ten se profile comme un combat des chefs. </p>
<p>Autant dire qu&#8217;au moment où Gustavia se prépare à fêter les marins de la Transat AG2R LA MONDIALE, le suspense reste entier et que pour certains tout est encore à faire. Pouvait-on rêver meilleur final ? Ce n&#8217;est sans doute pas ce que penseront les 25 duos dont les premiers sont toujours attendus dans la nuit de lundi à mardi dans le port de Saint-Barthélémy. </p>
<p>Trophée de la Performance AG2R LA MONDIALE </p>
<p>Ce samedi, le Trophée de la performance du  jour AG2R LA MONDIALE est attribué à Skipper Macif 2009. Eric Peron et Gwen Riou ont parcouru 218 milles en 24 heures.</p>
<p>Ils ont dit&#8230; </p>
<p>Armel Le Cléac&#8217;h – Brit Air &#8211; bateau en mode furtif à 15h00<br />
« Je suis entre la France et Saint Barth… sur l&#8217;eau ! Sur l&#8217;Atlantique… Puisque on est proche de l&#8217;arrivée, on s&#8217;est dit qu&#8217;on n&#8217;aurait plus eu d&#8217;occasions pour utiliser le mode furtif, donc on a choisi cette option aujourd&#8217;hui. On a des bons passages de grains et on prend des milles facilement. De plus, grâce au mode furtif, on a la liberté de choisir le cap du bateau, sans que les autres nous voient. On ne relâche pas la pression, elle est toujours là mais c&#8217;est très positif. On est sur le bateau à 100% mais on n&#8217;est pas dans le rouge. On se relaye souvent à la barre et, pour l&#8217;instant, ça marche assez bien. On sait qu&#8217;on a encore une grosse journée devant nous. Il y a des grains sur les côtés et il faut faire attention à ne pas se retrouver derrière. On attend avant de chanter victoire : ce n&#8217;est pas encore fait. Pour Fabien c&#8217;est la première transat et il est vraiment à fond. C&#8217;est passionnant mais stressant. On a pas mal échangé sur le bateau par rapport aux expériences de chacun. Il y avait notamment des choses que j&#8217;avais oubliées ou mis de côté et, le fait de naviguer avec Fabien m&#8217;a aidé à les faire revenir à la surface ! Je suis content de mon équipier ».</p>
<p>Jeanne Grégoire – Banque Populaire – 3e au classement de 15h :<br />
« Je suis à la barre, il fait chaud. On se dit que Brit Air a bien fait de se mettre en mode furtif et je ne m&#8217;attendais pas du tout à ça. On a pensé nous aussi entreprendre cette option hier mais, finalement, on a déjà d&#8217;autres choses à gérer. Pour l&#8217;instant, on ne voit pas trop l&#8217;intérêt. On a l&#8217;impression que les grains nous passent toujours à côté. La consistance du vent est différente par rapport à la Bretagne, c&#8217;est difficile à expliquer : ici 20 nœuds équivalent à 15 en Bretagne. Ca peut être très intéressant ce qui va se passer sur l&#8217;eau en ces dernières heures de course, même s&#8217;il fait super chaud. Brit Air est en mode furtif mais on le voit ! On était mort de rire quand on a vu qu&#8217;ils s&#8217;étaient mis en mode furtif. On voit aussi un gros cargo. Par contre derrière on ne voit personne : ils sont trop loin !(rires). On commence à être bronzé mais… ça manque d&#8217;hygiène : ça faisait un an que je n&#8217;avais pas navigué et j&#8217;avais oublié ce côté. Je crois que ça va être compliqué de doubler Brit Air. Somme faite, ils ont commis qu&#8217;une erreur, tout au long de la course, juste après les Canaries&#8230; »</p>
<p>Bertrand de Broc – Cercle Vert &#8211; 1er au classement de 15h00 :<br />
« Nous sommes bord à bord avec Savéol. C&#8217;est un peu tendu parce qu&#8217;il y avait plein de nuages…. C&#8217;est une journée sous haute tension. À l&#8217;instant nous sommes en train de déterminer notre orientation. Pour ce qui concerne le mode furtif de Brit Air, nous aurons la réponse demain. Ça fait plaisir d&#8217;être devant, on s&#8217;est bien bagarré depuis le début de la course et je pense qu&#8217;on n&#8217;a pas fait beaucoup d&#8217;erreurs. Ce n&#8217;est pas simple tous les jours parce qu&#8217;on est sur le bateau 24 heures sur 24… On essaye de faire au mieux. »</p>
<p>Thomas Rouxel – Crédit Mutuel de Bretagne – 4e à 15h00 :<br />
« Ca va bien à bord de Crédit Mutuel de Bretagne. Je me réveille à l&#8217;instant mais il n&#8217;y a pas de problème, vous m&#8217;avez appelé juste quand il fallait que je reprenne la barre !  Je n&#8217;ai pas encore regardé la météo, mais je pense que devant nous il doit y avoir une quinzaine de nœuds. On vient d&#8217;avoir le premier grain : on savait qu&#8217;on y aurait eu droit. Pour l&#8217;instant, on a un sentiment mitigé : on sait que devant nous il y avait du vent, que derrière il y en a pas et que du coup c&#8217;est moins rigolo ! Mais je crois qu&#8217;on s&#8217;en est pas mal sorti. On a 35/40 milles de retard et c&#8217;est considérable à 2 jours de l&#8217;arrivée. On continue quand même à espérer : la situation reste imprévisible. Je ne savais pas que Brit Air avait choisi le mode furtif. Je ne sais pas si on l&#8217;utilisera. En effet, je cois que à ce moment ce n&#8217;est pas forcement très intéressant. Je l&#8217;aurais fait en début ou en milieu de course, pour semer le trouble chez nos adversaires. Aujourd&#8217;hui il n&#8217;y a pas de réel choix stratégique. En ce moment je rêve de trois choses : de la climatisation, de dormir plus de 3 heures d&#8217;affilée et d&#8217;un bon burger ! »</p>
<p>rivacom</p>
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		<title>Vive les grains !</title>
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		<pubDate>Sat, 08 May 2010 20:44:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L-Ouest</dc:creator>
				<category><![CDATA[Figaro Beneteau]]></category>
		<category><![CDATA[Transat AG2r]]></category>
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		<description><![CDATA[A l'approche de l'arc Antillais, les premiers grains font leur apparition - et vont s'intensifier d'ici à l'arrivée. Les duos de la Transat AG2R LA MONDIALE doivent donc composer avec les nuages : exploiter les accélérations en bordure et éviter les zones de pétole à l'arrière. De quoi ajouter encore un peu de piment à la régate !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l&#8217;approche de l&#8217;arc Antillais, les premiers grains font leur apparition &#8211; et vont s&#8217;intensifier d&#8217;ici à l&#8217;arrivée. Les duos de la Transat AG2R LA MONDIALE doivent donc composer avec les nuages : exploiter les accélérations en bordure et éviter les zones de pétole à l&#8217;arrière. De quoi ajouter encore un peu de piment à la régate !</p>
<p>Les anticyclones des Bermudes et des Açores sont à nouveau réunis. Résultat : l&#8217;alizé a retrouvé son moteur et les duos de cette 10e Transat AG2R LA MONDIALE bénéficient, ce samedi, d&#8217;un flux d&#8217;Est Nord-est soufflant entre 15 et 20 nœuds. Un flux qui connait toutefois « quelques sautes d&#8217;humeur », selon l&#8217;expression d&#8217;Eric Mas, de Meteo Consult, liées aux passages de nuages fortement développés au dessus de la flotte et qui peuvent occasionner des grains à plus de 30 nœuds. Une situation finalement plus « classique », à l&#8217;approche des Antilles, que ces derniers jours. Une situation surtout qui est loin de déplaire aux marins. « Avec ce temps, l&#8217;occasion est rêvée de prendre une douche ! Ce matin, j&#8217;ai sorti le savon mais au final, je n&#8217;ai pas pris le risque de l&#8217;utiliser. Imagine : la pluie s&#8217;arrête et tu es encore plein de mousse … tu as l&#8217;air d&#8217;un idiot ! » a plaisanté Jeanne Grégoire (Banque Populaire), ce midi à la vacation. « On ne peut donc pas dire que l&#8217;on sent la rose, Gérald et moi, mais en tous les cas, on a une agréable sensation de fraîcheur ». De son côté, Bertrand de Broc (Cercle Vert), voyait un autre avantage à cette eau tombée du ciel : « Les tee-shirts sont mouillés et ça permet de mieux supporter la chaleur, c&#8217;est hyper agréable. En Bretagne, parfois on se plaint d&#8217;avoir de la pluie, mais là, on en redemande ! ».</p>
<p>Les grains et îles à négocier</p>
<p>Au-delà de cela, l&#8217;arrivée des grains ajoute encore un peu de piment à la course. Et pour cause, que l&#8217;on se trouve sous un nuage ou derrière, la donne est radicalement transformée. En bordure, le vent est plus fort et permet au bateau d&#8217;accélérer parfois considérablement. A l&#8217;inverse, dans son sillage, le risque de rester piégé dans une zone de molle est important. En particulier la nuit compte-tenu du manque de visibilité. « Il faut être très vigilant car dans ce type de temps, il y a autant à gagner qu&#8217;à perdre. C&#8217;est toujours stressant quand on a subitement un peu moins de vent et que les autres continuent d&#8217;avancer. Mais c&#8217;est instantané. On y a tous droit, chacun à  tour » commentait Armel Le Cleac&#8217;h à la mi-journée. Toujours aux commandes de la flotte – depuis le pointage de 19 heures le mercredi 5 mai – le skipper de Brit Air, positionné un peu sous le vent de se poursuivants directs, Banque Populaire (Jeanne Grégoire – Gérald Veniard), Cercle Vert (Gildas Morvan – Bertrand de Broc) et Savéol (Romain Attanasio – Sam Davies) semblait toutefois relativement confiant et sûr de sa vitesse. D&#8217;ailleurs, depuis 24 heures, il accentue légèrement son avance. Mais il le sait, il reste plus de 500 milles à parcourir et derrière lui, de nombreux bateaux sont à l&#8217;attaque. Et les grains ne seront pas les seuls éléments à prendre en compte avant l&#8217;arrivée à Gustavia. Dès lundi, il lui faudra, à lui et à ses adversaires, négocier les îles, notamment Antigua. Au vent ? Sous le vent ? Tous on d&#8217;ores et déjà leur idée. Mais bien évidement, il nous faudra, à nous terriens, être patient pour le savoir. Car à ce stade du jeu, les stratégies sont gardées bien secrètement.</p>
<p>rivacom</p>
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		<title>A vendre : mode furtif !</title>
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		<pubDate>Fri, 07 May 2010 13:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L-Ouest</dc:creator>
				<category><![CDATA[Figaro Beneteau]]></category>
		<category><![CDATA[Info Voile]]></category>
		<category><![CDATA[Transat AG2r]]></category>
		<category><![CDATA[ag2r]]></category>
		<category><![CDATA[large]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que l'arrivée des leaders de la Transat AG2R LA MONDIALE à Saint-Barth se précise pour mardi prochain, le suspense reste entier. A tous les étages, les duos se livrent de belles bagarres à coup d'empannages puis jouent l'intox à la VHF. Et plus que jamais, le mode furtif est d'actualité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="shutterset_" href='http://www.littoral-ouest.com/wp-content/gallery/ag2r/img_8775.jpg' title='Prologue et départ de l&#039;AG2R (toutes les images sur littoral-ouest-photos.com)'><img src='http://www.littoral-ouest.com/wp-content/gallery/ag2r/thumbs/thumbs_img_8775.jpg' alt='img_8775' class='ngg-singlepic ngg-none' /></a></p>
<p>Alors que l&#8217;arrivée des leaders de la Transat AG2R LA MONDIALE à Saint-Barth se précise pour mardi prochain, le suspense reste entier. A tous les étages, les duos se livrent de belles bagarres à coup d&#8217;empannages puis jouent l&#8217;intox à la VHF. Et plus que jamais, le mode furtif est d&#8217;actualité.</p>
<p>« Je vends mon mode furtif. La mise à prix est de 500 euros ! ». La plaisanterie est de Sébastien Picault (Kickers). Elle est résume bien sur qu&#8217;il est en train de se jouer sur l&#8217;eau. Le fait est que la ligne d&#8217;arrivée se rapproche et que chacun joue ses dernières cartes. Le mode furtif, qui permet à un bateau de disparaître du classement durant 24 heures entre 11 heures et 11 heures, en est une. « Jusqu&#8217;au bout, il y aura des choses à faire. Le mode furtif va être intéressant et on risque bien de l&#8217;utiliser tous en même temps » annonce Armel Le Cleac&#8217;h (Brit Air), aux commandes de la flotte depuis 24 heures. Plus septiques sur l&#8217;utilité de disparaître des cartes compte-tenu du fait qu&#8217;ils naviguent à vue, Jeanne Grégoire (Banque Populaire) et Gildas Morvan (Cercle Vert) ont une technique bien à eux pour tenter de prendre l&#8217;ascendant sur leurs adversaires : jouer l&#8217;intox. Spécialiste du genre, le champion de France de course au large en solitaire en titre amuse la galerie chaque soir, à la VHF. « Gildas nous baratine mais avec les jumelles on voit bien qu&#8217;il fait du plein Sud même s&#8217;il nous raconte l&#8217;inverse. On le voit arriver gros comme une maison. On l&#8217;a grillé depuis longtemps déjà et on ne se fait plus surprendre ! En tous les cas, c&#8217;est sympa de pouvoir papoter comme ça ! », s&#8217;amuse Jeanne. Mais la navigatrice n&#8217;est pas en reste dans ce domaine. Elle l&#8217;avoue elle-même, cela fait partie de la régate d&#8217;annoncer aux copains que le moral est au top, que la chaleur ne fait souffrir que les autres et que la fatigue n&#8217;existe pas, même après plus de deux semaines et course. « C&#8217;est une sorte de petite guerre psychologique mais ça reste bon enfant. C&#8217;est amusant. De toutes les façons, on en est un peu tous au même point. En plus, nous, on voit Banque Populaire qui lui voit Cercle Vert qui lui voit Savéol. Il existe donc une espèce de relais et lorsque  celui de dernière lofe ou empanne, on sait que plus loin derrière, il se passe aussi quelque chose et qu&#8217;il faut donc être vigilant » a détaillé le skipper de Brit Air.</p>
<p>Météo : deux périodes bien distinctes</p>
<p>Il n&#8217;y a pas qu&#8217;en tête de la flotte que l&#8217;on se surveille et que l&#8217;on feinte. A tous les étages du classement, les duos ont à perdre ou à gagner. « On ne quitte jamais la barre, il ne faut pas perdre la vitesse, on s&#8217;épie beaucoup. On n&#8217;a pas tous toujours le même angle ou le même vent alors on regarde ce que font les copains. Il ne faut surtout pas perdre de terrain mais bien grappiller des bouts de milles à chaque changement de bord » a ainsi expliqué Christophe Rateau (iSanté), au contact avec Joseph Brault et Antoine Koch (Gaspé 7) mais aussi avec Jean-Paul Mouren et Paul Meilhat (Groupe SNEF). « Le tout, c&#8217;est de grignoter ! Une régate n&#8217;est jamais finie tant que la ligne d&#8217;arrivée n&#8217;est pas franchie. On n&#8217;a pas le couteau, mais l&#8217;écoute entre les dents ! » a ajouté Christophe Bouvet (Save The Rich), à la lutte, lui, avec Ronan Treussart et Yannick Le Clech (Lufthansa), Bernard Stamm et Gildas Mahé (Cheminée Poujoulat) et d&#8217;autres. Son de cloche identique un peu plus en avant de la meute du côté de Nicolas Lunven (Generali) partit à la chasse de Nicolas Troussel et de Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne). « Ce n&#8217;est pas étonnant de les retrouver dans cet état d&#8217;esprit. Il leur reste 700 milles à parcourir. 700 milles, c&#8217;est une grosse étape de la Solitaire du Figaro et il peut se passer énormément de choses » analyse Jean Maurel. De fait, si jusqu&#8217;à dimanche, la situation va un peu rester figée puisque l&#8217;anticyclone évolue peu, dès lundi matin, l&#8217;alizé va s&#8217;installer au Nord-est et la zone de convergence intertropicale va remonter en latitude. Par conséquent, les conditions vont devenir plus instables avec des risques de fortes rafales sous les grains, ou, au contraire de zones de molles piégeuses. C&#8217;est certain : le suspense va durer.</p>
<p>Trophée de la performance du jour AG2R LA MONDIALE :</p>
<p>Le Trophée de la performance du jour AG2R LA MONDIALE est attribué à Crédit Mutuel de Bretagne. Nicolas Troussel et Thomas Rouxel ont parcouru 205,4 milles en 24 heures.</p>
<p>rivacom</p>
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		<title>Le grand virage à droite d&#8217;ici à 24 heures</title>
		<link>http://www.littoral-ouest.com/2010/05/03/le-grand-virage-a-droite-dici-a-24-heures/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 May 2010 08:22:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L-Ouest</dc:creator>
				<category><![CDATA[Figaro Beneteau]]></category>
		<category><![CDATA[Transat AG2r]]></category>
		<category><![CDATA[ag2r]]></category>
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		<description><![CDATA[Complexe et inattendue : ce sont incontestablement les mots les plus adéquats pour définir la situation que rencontrent les 25 duos de la Transat AG2R LA MONDIALE actuellement sur l'Atlantique. Depuis deux jours, les fichiers météo – français et américains - se contredisent et sont souvent bien loin de la réalité sur l'eau. Pour l'heure, cela fait les affaires des centristes Antoine Koch et Joseph Brault (Gaspé 7), désormais aux commandes de la flotte.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Complexe et inattendue : ce sont incontestablement les mots les plus adéquats pour définir la situation que rencontrent les 25 duos de la Transat AG2R LA MONDIALE actuellement sur l&#8217;Atlantique. Depuis deux jours, les fichiers météo – français et américains &#8211; se contredisent et sont souvent bien loin de la réalité sur l&#8217;eau. Pour l&#8217;heure, cela fait les affaires des centristes Antoine Koch et Joseph Brault (Gaspé 7), désormais aux commandes de la flotte.</p>
<p>     « Depuis trois jours, nous naviguons à l&#8217;aveugle, à l&#8217;ancienne. En termes de stratégie, nous nous concentrons donc sur les éléments et la route. Cela enlève la pression des classements puisque nous ne les recevons plus. En revanche, nous ne pouvons pas anticiper » commentait Antoine Koch, ce matin. Privé de ses outils d&#8217;analyse, le skipper de Gaspé 7 a donc élaboré sa stratégie à partir des fichiers reçus il y a 72 heures et y a ajouté son expérience de marin talentueux et polyvalent. Un mal pour un bien en quelque sorte, puisqu&#8217;il se trouve à présent en tête du classement dans une situation intermédiaire, entre le groupe du Nord empêtré dans des petits airs instables et les partisans du Sud qui continuent de rallonger considérablement leur route en progressant à 60° de la route directe. Une situation qui lui permet d&#8217;afficher, ce lundi, la vitesse de rapprochement par rapport au but (VMG) la plus élevée de la flotte. « Nous avons entre 10 et 13 nœuds de vent. Nous jouons avec les grains. Ca avance bien et nous ne sommes pas mécontents » lançait Joseph Brault, cet après-midi, non satisfait, par ailleurs, de retrouver enfin ses instruments en état de marche. «Cela fait du bien de savoir à nouveau où on en est mais maintenant, on se pose davantage de questions ! (rires). Selon l&#8217;ordinateur, notre situation n&#8217;est pas si confortable ». </p>
<p>« La météo, une science inexacte »<br />
 De fait, si l&#8217;on en croit les « fameux » fichiers, Antoine et Joseph devraient être moins rapides que leurs adversaires descendus plus bas dans les cartes. Mais les conditions qu&#8217;ils rencontrent actuellement sont pourtant identiques à celles des Sudistes Nicolas Lunven (Generali) et Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) qui avouaient, à la mi-journée, bénéficier, aux aussi, d&#8217;un flux de Nord-est Est de 10-13 nœuds et jusqu&#8217;à 15 nœuds sous les nuages. « C&#8217;est assez incroyable et c&#8217;est une bonne surprise. Il était totalement impossible de prévoir que Gaspé 7 parviendrait à s&#8217;extirper aussi facilement du front passé sur sa route la nuit dernière. Il est rapide et fait une route assez directe sur Saint-Barth. C&#8217;est en tous les cas la preuve que la météo est tout sauf une science exacte », a spécifié Jean Maurel, le directeur de la course. Et le témoignage de Nicolas Lunven, skipper du Figaro le plus extrême Sud, à la mi-journée, confirmait ce constat : « Les fichiers nous feraient empanner maintenant mais nous préférons attendre de sentir un meilleur moment pour le faire car il existe un vrai décalage entre ce qui est annoncé et ce que nous avons dans les voiles ». Vous l&#8217;avez compris, il subsiste de nombreuses incertitudes dans la tête de chacun des marins, que ce soit au Sud, au centre ou au Nord, ce qui laisse la place au doute… mais aussi à l&#8217;espoir. En tous les cas, s&#8217;il est un fait, c&#8217;est que dans les 24 prochaines heures, tous auront mis le clignotant à droite pour, enfin, mettre le cap sur Saint-Barth. </p>
<p>Trophée de la performance du jour AG2R LA MONDIALE :<br />
Le Trophée de la performance du jour AG2R LA MONDIALE est attribué à Groupe Bel. Kito de Pavant et Sébastien Audigane ont parcouru 136,1 milles en 24 heures.</p>
<p> Ils ont dit :<br />
 Sébastien Audigane, co-skipper de Groupe Bel : « Ca va pas mal, on vient de virer de bord, ça rentre au Sud-ouest. On a pris la décision d&#8217;aller dans le Nord pour faire le tour du col barométrique &#8230; Depuis, les fichiers ont évolué et au final, on va devoir le traverser. C&#8217;est un peu dur. On vire pour essayer de trouver le trou de souris&#8230; On a une petite chance de passer pour attraper le portant au Sud, après on va finir sous spi dans un vent plus faible que les Sudistes. L&#8217;option n&#8217;aurait sans doute pas été plus fructueuse pour nous dans le Sud. On n&#8217;a pas de regret, on a joué ce qu&#8217;on avait décidé après le stop aux Canaries. On a joué le coup, un peu au dernier moment. Ca a été payant jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui ! »</p>
<p>Bernard Stamm, skipper de Cheminées Poujoulat : « Ca ne va pas trop mal, à part qu&#8217;on n&#8217;a pas réussi à se connecter donc on n&#8217;a pas d&#8217;infos sur notre positionnement par rapport aux autres, on est un peu dans le flou. On est resté à gauche pour descendre le plus possible pour gagner en pression mais on n&#8217;est pas sûr que ça ait fonctionné. On aimerait bien tourner à droite, ça commence à chatouiller… On approche, on a de l&#8217;air mais à un moment faut faire du cap. L&#8217;anticyclone est vraiment changeant, parfois on a du vent, parfois rien du tout. On n&#8217;est pas calé. On est talonné par un gros grain, un gros nuage qui nous suit. Il ne faut passer casser de voile, donc s&#8217;il s&#8217;approche trop, on manœuvrera ! »</p>
<p>Nicolas Lunven, skipper de Generali : « On retouche du vent, entre 13 et 15 nœuds. Depuis hier après-midi on a repris du vent satisfaisant pour nous permettre de progresser… d&#8217;une part vers le Sud avant de faire route vers l&#8217;arrivée ! Entre maintenant et demain soir, on va potentiellement faire du tribord amure pour aller vers St Barth. Le vent n&#8217;est pas tout à fait comme le fichier météo donc on attend de sentir le bon moment pour empanner. La dead-line c&#8217;est demain soir je pense. Notre jeu, c&#8217;est de faire le mieux possible à fond. Si on empanne maintenant ça ne va pas améliorer les choses car on va perdre du vent, ce qu&#8217;on vient chercher ici. De passer en mode furtif, j&#8217;y ai pensé tout à l&#8217;heure, mais je ne sais pas trop quoi en penser : nos collègues savent très bien qu&#8217;on va empanner… On n&#8217;est pas en train de jouer une grande option et on n&#8217;a rien à cacher. » </p>
<p>Ronan Treussart, skipper de Lufthansa : « Les nouvelles sont comme les trois derniers jours : on contourne une bulle anticyclonique pour aller chercher du vent plus fort &#8230; il faut être patient, pas tirer les cartes trop vite. C&#8217;est un peu la carotte devant l&#8217;âne ! On n&#8217;a pas trop de visibilité précise, mais pour aller vers St Barth, c&#8217;est un bord avec du vent et on veut rattraper notre retard ! C&#8217;est la première fois que je descends aussi bas sur une Transat, mais à cette période, c&#8217;est sûrement le seul endroit où on pouvait espérer récupérer du vent. On essaye de calculer comment ça va se passer pour la suite. A 8/9 jours de l&#8217;arrivée on est à fond dans le match. D&#8217;ici 24h, on va tous mettre le clignotant à droite. »</p>
<p>Sylvain Pontu, co-skipper de iSanté: « On a toujours un peu de vent, ça permet de se rapprocher d&#8217;un objectif d&#8217;empannage pour reprendre la route directe. On a 10-12 nœuds de vent, avec une mer agréable et on est en tee-shirt. On a croisé un cargo hier soir, qui nous a fait penser qu&#8217;il y avait encore de la vie humaine dans le coin ! On est bien reposé et parés pour la suite après nos aventures d&#8217;il y a trois ou quatre jours. On n&#8217;avait pas pensé faire la même chose que nos illustres prédécesseurs, mais en fait on a la même route et les mêmes objectifs. Ca se passe plutôt pas mal, on est au delà de nos objectifs, on pensait avoir 150 milles de retard. Dans le match, on est forcement plus motivé et concentré, donc on va continuer à gagner en vitesse et des places je l&#8217;espère ». </p>
<p>Eric Péron, skipper Macif 2009: « Le temps est un peu couvert et limite pluvieux, donc c&#8217;est très lourd. On a passé une nuit assez sympa, sans problèmes de grains. Ca filait dans le bon sens. On est toujours dessus, au taquet, on cravache car c&#8217;est loin d&#8217;être fini ! On va bientôt tourner à droite.<br />
On a une petite idée sur les empannages, il y en aura sûrement plusieurs. On va dégainer aujourd&#8217;hui, en espérant passer devant tout le monde ! On voit énormément d&#8217;animaux, des baleines, requins… c&#8217;est vraiment quelque chose qui rend la transat magique ! »</p>
<p>Pierre Canevet, co-skipper de Maisons de l&#8217;Avenir Urbatys : « On lutte pour échapper à la bulle qui nous poursuit. On est bien par rapport à certains et dès qu&#8217;on sera dessus on tournera à droite, car ça été un peu long. J&#8217;espère la nuit prochaine. Côté moral, c&#8217;est un peu un cap… C&#8217;est la 3ème semaine, on est écrasé par la chaleur ! Dès qu&#8217;on aura trouvé du vent et on n&#8217;est pas les plus mal lotis. On savait qu&#8217;on avait un alizé pas brillant. Quand on a fait les grandes glissades au Maroc, on s&#8217;imaginait presque arrivé ! En fait l&#8217;alizé n&#8217;est pas bon, donc ça prendra du temps ! Mais l&#8217;essentiel c&#8217;est qu&#8217;on prend du plaisir à faire marcher le bateau ! »</p>
<p>Jeanne Grégoire, skipper de Banque Populaire : « Je ne vais pas tarder à aller faire une petite sieste ! Mais tout se passe bien sur Banque Populaire ! On va essayer de gérer ça au mieux ! On va jouer au chat et à la souris pendant 24/48h ! Le mode furtif évidemment on y pense&#8230; Mais il y a beaucoup d&#8217;autres choses à faire … Passer en furtif si on est bord à bord avec quelqu&#8217;un, c&#8217;est dommage. Mais on y pense, ça va jouer un peu ! »</p>
<p>rivacom</p>
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		<title>La guerre des nerfs</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 08:06:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L-Ouest</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce dimanche, la flotte de la 10e Transat AG2R LA MONDIALE est désormais étalée sur plus de 450 milles en latéral. Un écart qui va s'accentuer encore dans les deux prochains jours car les partisans du Sud vont continuer de descendre dans le bas des cartes – jusqu'au 12e parallèle ! - pour chercher la pression avant de mettre, enfin, le clignotant à droite.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce dimanche, la flotte de la 10e Transat AG2R LA MONDIALE est désormais étalée sur plus de 450 milles en latéral. Un écart qui va s&#8217;accentuer encore dans les deux prochains jours car les partisans du Sud vont continuer de descendre dans le bas des cartes – jusqu&#8217;au 12e parallèle ! &#8211; pour chercher la pression avant de mettre, enfin, le clignotant à droite.</p>
<p>« Pour ne pas s&#8217;arrêter dans la bulle sans vent, il faudra descendre au moins jusqu&#8217;au 20e parallèle » annonçait Bertrand de Broc (Cercle Vert) il y a quelques jours. Aujourd&#8217;hui, si l&#8217;on en croit les routages, les partisans du Sud devront carrément plonger jusqu&#8217;au 12e parallèle – soit la latitude de la Grenade, ce pays situé au nord de Trinité-et-Tobago, à 200 kilomètres au nord du Venezuela !- pour garder un vent d&#8217;Est Nord-est constant aux alentours de 10 nœuds, généré par la présence d&#8217;un gradient de pression plus resserré. « Les duos qui ont misés sur le Sud vont devoir continuer d&#8217;investir encore et progresser à 40° de la route. Leurs vitesses de rapprochement au but (VMG) seront vraiment très faibles. Ce sera sans doute dur pour eux, nerveusement, de rallonger leur route de près de 200 milles par rapport à leurs adversaires au Nord sans savoir s&#8217;ils vont récupérer ou non, les bénéfices de leur choix » explique Jean Maurel, Directeur de la course. Pour l&#8217;heure, en tous les cas, la météo à venir leur semble plus favorable. Et la tendance s&#8217;est en effet inversée par rapport à hier : ce dimanche, les Sudistes sont plus rapides que leurs camarades de jeu au Nord qui progressent dans des vents faibles – voire inexistants pour les retardataires &#8211; et instables.   </p>
<p>Croire en sa bonne étoile   </p>
<p>« C&#8217;est la kermesse ! Tout est très hypothétique. A chaque fichier, les choses changent mais maintenant, c&#8217;est cartes sur table, il va falloir essayer de composer. De toutes façons, c&#8217;est à la fin de la foire que l&#8217;on aura les résultats » rappelait Stanislas Maslard (Agir Recouvrement), ce midi, lors de la vacation. De fait, la situation actuelle sur l&#8217;Atlantique est particulièrement instable. Instable et fluctuante. Les fichiers météo se contredisent et d&#8217;un jour à l&#8217;autre, l&#8217;avantage n&#8217;est plus donné au même groupe. « Rien n&#8217;est fiable. Tout est à prendre avec précaution, y compris les classements », souligne d&#8217;ailleurs Jean Maurel. Les marins doivent donc faire preuve de patience. Rester lucide et cela, malgré la chaleur étouffante à bord des bateaux &#8211; notamment entre 10 heures et 16 heures &#8211; qui pèse fatalement sur les organismes. « Pour garder les idées claires, nous avons un peu modifié les durées des quarts dans ce laps de temps. Au lieu de faire 2 heures/2 heures, nous faisons 1 heure/1 heure afin d&#8217;être les plus efficaces possibles » a détaillé Laurent Gouezigoux (Trier c&#8217;est préserver). « On se bat pour faire avancer le bateau. De toutes les façons, nous n&#8217;avons que cela à faire : nous sommes embarqués dans une option, il ne faut plus tergiverser » ajoutait le Costarmoricain à la mi-journée. Pour lui comme pour l&#8217;ensemble des Sudistes, tout l&#8217;enjeu des prochaines 48-72 heures sera de mettre le clignotant à droite au bon moment : pas trop tard pour ne pas rallonger inutilement la route, et pas trop tôt pour ne pas retomber dans la bulle ce qui laisserait alors le champ libre aux Nordistes qui « coupent le fromage ».   </p>
<p>Trophée de la performance du jour AG2R LA MONDIALE :   </p>
<p>Le Trophée de la performance du jour AG2R LA MONDIALE est attribué à Gaspé 7. Antoine Koch et Joseph Brault ont parcouru 159,5 milles en 24 heures.  </p>
<p>Ils ont dit :</p>
<p>  Sébastien Picault, skipper de Kickers : « Ca va super ! C&#8217;est une super matinée même si l&#8217;on va toujours moins vite que les gars de devant. On essaye de régler le problème. Je crois qu&#8217;ils ont un peu plus lofé que nous. On essaye de s&#8217;accrocher ce n&#8217;est pas simple. Avec Laurent, on avait investi dans le Sud. On espérait avoir un petit retour sur investissement mais ça tarde un peu à arriver à notre goût. La prochaine difficulté, c&#8217;est de prendre le virage au plus court, à la corde mais pas trop non plus pour ne pas s&#8217;arrêter. Et après, il faut aussi que l&#8217;on arrive à aller aussi vite que les autres. Car,  jouer les bonnes notes, c&#8217;est une chose, mais il faut aussi le bon tempo et depuis le début, ce n&#8217;est pas notre cas.»</p>
<p>  Franck Le Gal, co-skipper de Gedimat : « C&#8217;est plutôt sympa de naviguer à vue de Cheminées Poujoulat. C&#8217;est toujours assez étonnant de se retrouver comme ça  au milieu de l&#8217;océan. Mais c&#8217;est plutôt pas mal car quand il y a quelqu&#8217;un à côté, on est encore plus stimulé et l&#8217;on obtient sans doute des vitesses un peu plus élevées grâce à cette confrontation directe. On croit qu&#8217;il y a toujours une carte à jouer dans le Sud et l&#8217;on est assez content de notre option. Maintenant, il faut échapper à la bulle qui se décale vers le Sud  Ne pas se faire rattraper par des vents mollissants, et puis attraper l&#8217;alizé et bien gérer les bascules. A bord, l&#8217;ambiance est au beau fixe depuis le départ. Ce matin, c&#8217;est dimanche, et pour fêter ça, on a eu le droit à un petit déjeuner espagnol : jambon Serrano et comté ! »  </p>
<p>Stanislas Maslard, co-skipper de Agir Recouvrement : « Depuis ce matin, on a gardé une petite veine de vent constante qui nous tire gentiment vers l&#8217;Ouest. On avance mais c&#8217;est la kermesse ! La rupture d&#8217;alizé est clairement franche. Il y a deux zones. Cela fait plusieurs jours que l&#8217;on voit un petit couloir de vent qui devrait nous permettre d&#8217;essayer d&#8217;avancer. Si on arrive à bien fonctionner, on a cette petite zone qu&#8217;on devrait toucher. Mais, c&#8217;est très hypothétique et à chaque fichier, les choses changent. Pas de stress car on est super heureux d&#8217;être revenu dans le match, donc on se met pas la pression. On a fait une belle course depuis les Canaries. Maintenant c&#8217;est cartes sur table, il va falloir essayer de composer. De toutes façons, c&#8217;est à la fin de la foire que l&#8217;on aura les résultats mais on ne va pas se prendre la tête sur un potentiel classement même si ca fait plaisir d&#8217;être en tête aujourd&#8217;hui sur le papier. Concernant Generali, c&#8217;est notre « témoin pétole » dans le Nord. Quand on l&#8217;a vu partir ça nous a un peu inquiété mais au moins on aura un mouchard dans le Nord, pour savoir s&#8217;il y a du vent ! »</p>
<p>  Miguel Danet, skipper de Concarneau – Saint Barthélemy : « C&#8217;est pas mal, on est en short, il fait beau. Le vent est un peu compliqué mais on obligé de faire avec. On grappille nœud par nœud. Le jeu est encore ouvert pour tout le monde. Notre classement est sympa mais rien n&#8217;est joué, la route est longue. Il y a du boulot sur la planche et il ne faut pas lâcher le morceau jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée. Sinon, tout se passe super bien à bord. Tous les jours, on a des petits plats différents et l&#8217;on profite vraiment de la chance que l&#8217;on a d&#8217;être là au milieu de l&#8217;océan. »  </p>
<p>Jean-Paul Mouren, skipper de Groupe SNEF : « Tout baigne dans le soleil. La température prend des tours. Et on a que deux tubes de crème solaire alors on fait attention. Sinon, on est dans une zone plutôt extrêmement printanière mais on manque un peu de molécules de vent pour aller droit au but. On reste assez sereins, on se regarde la situation droit dans les yeux même elle n&#8217;est pas forcément à notre avantage. On assume cette voie nordique mais le très beau temps est contre nous. Figurez-vous qu&#8217;aujourd&#8217;hui, comme c&#8217;est dimanche, on s&#8217;ouvre une petite bouteille de vin car c&#8217;est, je l&#8217;espère le dernier weekend, que l&#8217;on passe en mer. Alors, on fête ça classiquement au « bar de la marine. »   </p>
<p>Jérémie Beyou, co-skipper de Generali – Europ Assistance : « La situation générale ? On arrive au bout de l&#8217;anticyclone. A chaque modèle météo, ça change de place et il n&#8217;y a pas beaucoup de vent. Il y a un trou de souris, mais les conditions sont très variables. Alors, on prend un peu ce que l&#8217;on a. C&#8217;est assez compliqué nerveusement, la seule chose claire c&#8217;est que très au Sud y a du vent. Ils ont accentué leur plongée depuis hier, ils contournent franchement.  Du coup, notre idée c&#8217;est de profiter de cela pour couper un peu le fromage. Pour être honnête, l&#8217;idée de départ, c&#8217;était de passer beaucoup plus au Nord et contourner ce phénomène &#8211; ce que tente Groupe Bel &#8211; mais là, la porte s&#8217;est refermée. Ca change tout le temps. On va voir. On aura peut-être un peu de chance. »</p>
<p>  Yannig Livory, skipper de Garmin – One Network Energies : « Ca va nickel ! Il n&#8217;y a pas beaucoup d&#8217;air, il fait très chaud et on n&#8217;avance pas beaucoup mais bon… Ca fait deux jours que l&#8217;on n&#8217;avance pas, c&#8217;est assez élastique. On espère choper du vent frais rapidement. Ca devrait rentrer progressivement mais très mollement. Ca ne va pas être violent… C&#8217;est un peu la loterie, c&#8217;est le jeu et on n&#8217;a pas tiré le bon numéro. Au niveau exposition soleil, il faut faire un peu gaffe mais c&#8217;est très gérable, on a de quoi  boire et ce soir, on va se faire un bon petit repas ».</p>
<p>   Richard Lédée, skipper de MemoireStBarth.com : « Ca va tranquillement… Le vent n&#8217;est pas bien violent, ça avance doucement et pas forcément dans la bonne direction. Alors, on s&#8217;attend à tout. On espère juste que l&#8217;on soit le moins agacé possible par le claquement des voiles. Là, on avance à 2,6 nœuds avec un vent de 3 nœuds et on va vers du tout mou ! On espère pouvoir traverser cette zone tumultueuse sans trop de dégâts pour ensuite descendre vers St Barth avec un angle favorable. » </p>
<p> rivacom</p>
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		<title>Les placements sont faits, ou presque</title>
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		<pubDate>Sat, 01 May 2010 07:53:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L-Ouest</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La flotte de la 10e Transat AG2R LA MONDIALE est désormais étalée sur cinq degrés de latitude. Au Nord, au Sud ou au centre : chacun a choisi son camp et sa manière de négocier au mieux le passage atténué du front froid prévu d'ici 48 heures. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La flotte de la 10e Transat AG2R LA MONDIALE est désormais étalée sur cinq degrés de latitude. Au Nord, au Sud ou au centre : chacun a choisi son camp et sa manière de négocier au mieux le passage atténué du front froid prévu d&#8217;ici 48 heures. </p>
<p>      Ce samedi, les concurrents quittent progressivement l&#8217;influence de l&#8217;anticyclone des Açores et font route, poussés par un vent de secteur Nord-est qui continue de faiblir petit à petit. Ce flux, toujours très instable, tant en force qu&#8217;en direction, devrait atteindre en moyenne 3 à 10 nœuds dans la soirée. « Il faudra compter avec des molles importantes. Cette évolution obligera à une vigilance accrue et à des fréquents empannages» a spécifié Pascal Scaviner, de Meteo Consult. Pour l&#8217;heure, sur l&#8217;eau, les Sudistes et les Centristes progressent avec 10/15 nœuds de vent et avouent souffrir un peu de la chaleur. « C&#8217;est difficile entre midi et 15 heures. C&#8217;est le cagnard, le soleil est au zénith » a commenté Henri-Paul Shipman (Maisons de l&#8217;Avenir – Urbatys). « Les quarts en milieu de journée sont difficiles. On se relaie plus vite et surtout, on se protège bien : chapeau, lunettes et tee-shirt à manches longues pour éviter les coups de soleil » a ajouté Gérald Veniard (Banque Populaire).</p>
<p>Une situation aléatoire<br />
      La carte postale est bien différente au Nord. Kito de Pavant avoue revêtir son ciré durant les nuits qu&#8217;il juge assez fraîches et garder la polaire dans la journée. Côté vent, le skipper de Groupe Bel peut en revanche se satisfaire de bénéficier d&#8217;une bonne brise d&#8217;environ 20 nœuds. Idem pour Adrien Hardy et Stanislas Maslard (Agir Recouvrement) et Yann Eliès et Jérémie Beyou (Generali – Europ Assistance) désormais propulsés en première et troisième position au classement, à 15 heures.  « Depuis ce matin, nous sommes plutôt satisfaits. Nous n&#8217;avons rien fait d&#8217;extraordinaire, sinon aller tout droit mais nous avons eu du vent. Et comme nous faisons un peu moins de route que les autres, nous voilà devant et à nouveau dans la course ! » lançait Adrien Hardy, ce midi. Si pour l&#8217;heure, les routages sont, en effet, favorables aux partisans de la route Nord, il se pourrait néanmoins que la tendance s&#8217;inverse rapidement. Comme on a pu le constater depuis 48 heures, la situation sur l&#8217;Atlantique est particulièrement fluctuante. Voire aléatoire. Quoi qu&#8217;il en soit, à présent, les jeux sont faits. Les marins ont fait des choix et doivent maintenant les assumer. « A 1500 milles de l&#8217;arrivée, il n&#8217;y pas plus d&#8217;histoires de placement. Je crois qu&#8217;aujourd&#8217;hui, les marins ne se posent plus vraiment de questions puisque, de toutes manières, ils ne peuvent pas se recaler. La messe est dite en quelque sorte. Cependant, il ne faut pas oublier que les écarts en distance sont assez faibles. Les façons de faire marcher le bateau et de jouer toutes les bascules de vent feront, évidement, la différence. Dix bateaux se tiennent en moins de 80 milles et il reste huit jours de course… » a rappelé Jean Maurel, Directeur de course. </p>
<p>Trophée de la performance du jour AG2R LA MONDIALE :<br />
      Le Trophée de la performance du jour AG2R LA MONDIALE est attribué à Save The Rich. Christophe Bouvet et Yannick Bestaven ont parcouru 207,1 milles en 24 heures.</p>
<p> Ils ont dit :<br />
Christophe Rateau, co-skipper de iSanté : « On est dans une période tactique pour tout le monde. On essaie d&#8217;enchainer les empannages pour optimiser le plan d&#8217;eau, en se faisant quand même un peu secouer, car il y a de la mer. Mais c&#8217;est cool, il n&#8217;y a pas trop de vent ! C&#8217;est un peu moins physique cependant, on est vraiment dessus en permanence, car c&#8217;est dans cette période charnière qu&#8217;on peut prendre des milles. Certains ont pris des positions très marquées, d&#8217;autres jouent au milieu et d&#8217;ici 24 à 48h les positions seront figées. Ce sera difficile de les modifier. C&#8217;est donc avec l&#8217;intelligence des choix, la façon de conduire le bateau et la chance avec la météo qu&#8217;on peut essayer d&#8217;anticiper. On suit une route depuis une trentaine d&#8217;heures, on descend légèrement au Sud. On gratte vers l&#8217;Ouest en descendant pour se rapprocher du but. Le Nord n&#8217;est pas une option qu&#8217;on aurait choisie, elle me semble plus risquée car pas facile à mettre en œuvre. »</p>
<p>Gérald Veniard, co-skipper de Banque Populaire: « Il fait beau, ça se passe bien, il y a du vent, juste un peu pour avancer. On est de nouveau au contact de Savéol. On est content de retrouver les camarades ! Et content de passer devant ! On a comblé les milles de retard sur eux, on a bien bossé ! La houle des alizés se calme un peu, il y a du soleil et un peu de nuages pour donner de la couleur au ciel ! On souffre de la chaleur, les quarts en milieu de journée sont difficiles. On se relaie plus vite, on se protège bien. Mais on ne va pas se plaindre ! Le jeu est vraiment ouvert mais on ne peut pas être partout en même temps. Nous, on ne peut plus monter Nord ou descendre Sud par rapport à notre position. Qui gagnera ? Aujourd&#8217;hui je ne peux pas le dire. »</p>
<p>Kito de Pavant, skipper de Groupe Bel : « Depuis le début, on n&#8217;avait pas trop le choix : il ne fallait pas rester sur la même route que tout le monde mais trouver une autre solution. La route Nord ne se passe pas mal pour le moment ! On gagne quelques milles, donc ça valait le coup de le tenter. Ce matin on avait 20 nœuds alors qu&#8217;on devait en avoir dix. Globalement, on est sur la route directe avec un meilleur angle mais pas forcément plus de vent. Ca évolue plutôt dans le bon sens pour nous ! Nous, on n&#8217;a pas franchement chaud. La nuit, je mets la polaire et durant la journée, le ciré ! On ne souffre pas de la chaleur, voire le contraire ! »</p>
<p>Henri-Paul Schipman, skipper de Maisons de l&#8217;Avenir – Urbatys : « Tout va bien, il fait beau et chaud. Presque 30° ce matin. On essaie de se dépatouiller de la molle qui arrive de l&#8217;Ouest en faisant du Sud et on n&#8217;est pas les seuls. On n&#8217;a pas encore les conditions qu&#8217;on attendait. Plus on descend, plus on a des chances de prendre les alizés profonds pour contourner la bulle qui arrive demain en fin d&#8217;après-midi. On jette toujours un œil sur les autres, notamment sur iSanté pour voir comment ils s&#8217;en sortent. La situation est compliquée, on discute beaucoup avec Pierre sur la marche à suivre dans les prochaines heures. Lundi soir, on devrait commencer à voir l&#8217;effet de notre option. » </p>
<p>Yannick Bestaven, co-skipper de Save The Rich : « On grappille des milles vers St Barth ! On remonte doucement au classement même si ça ne veut pas dire grand-chose. On se prépare au front sans vent qui arrive bientôt. On essaie de se placer au mieux, ça change selon les fichiers. Avec Christophe, on s&#8217;amuse bien à essayer de trouver la meilleure stratégie. J&#8217;espère qu&#8217;on sera plus chanceux qu&#8217;en Espagne ! Je regarde beaucoup ce que font Jean et Nico, et les copains dans le Sud. Nous, on est dans une position intermédiaire. C&#8217;est du petit placement, on a de la chance d&#8217;avoir plus de vent que ce que les fichiers annoncent. C&#8217;est un peu le jeu du hasard. La sortie de ce système est prévue mardi ou mercredi. D&#8217;une façon générale c&#8217;est un jeu assez marrant. On doute beaucoup : un coup on est content, l&#8217;autre coup on doute … rien n&#8217;est joué ! C&#8217;est complexe mais passionnant. »</p>
<p>Gildas Mahé, co-skipper de Cheminées Poujoulat : « Les conditions ne sont pas violentes. On a investi dans l&#8217;option Sud depuis pas mal de temps. Les routages semblent vouloir faire passer la flotte par le Sud : on attend de voir. Il y a 13 nœuds de vent avec de la mer, donc le spi bataille un peu. Il faut être à la barre, l&#8217;écoute à la main car il se ballade beaucoup. C&#8217;est plutôt agréable, car on arrive à faire des longs bords. Les deux prochains jours vont être importants. Ca va se jouer jusqu&#8217;au bout. Il y aura du jeu. Les fichiers divergent complètement et, en plus, on est limité dans l&#8217;information car on a des problèmes d&#8217;ordinateur. Tout peut changer vite, les routages ne sont pas une science exacte ! »</p>
<p>Thomas Rouxel, co-skipper de Crédit Mutuel de Bretagne : « Le vent a molli comme on s&#8217;y attendait, mais on continue à faire avancer au plus vite. La situation n&#8217;est pas très claire car les fichiers sont divergents, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé ! Le front froid qui arrive affaiblit l&#8217;alizée ; on veut garder le plus de vent possible sachant qu&#8217;on se rallonge la route d&#8217;environ 300 milles. Dans les quelques jours on verra si c&#8217;était une bonne idée. Depuis hier, on a entre 10 et 13 nœuds avec quelques bascules avec un vent un peu plus à droite que prévu. On continue de regarder les autres car c&#8217;est intéressant de voir comment ils évoluent, mais de toutes façons, ça ne changera pas notre façon de naviguer. Hier, on avait vraiment un mauvais pointage, on a eu un gros doute, car il faut vraiment qu&#8217;on avance pour rattraper le retard »</p>
<p>Yannick Le Clech, co-skipper de Lufthansa : « On a retouché pas mal de vent, on fait un bon cap, on glisse plus que d&#8217;autres. Hier, sur l&#8217;analyse des fichiers il y avait un gros blocage avec une dorsale, du coup on a pris la décision de plonger au Sud. Les fichiers sont différents. Aujourd&#8217;hui, ça à l&#8217;air d&#8217;aller mieux au Nord…. A suivre. On a entre 15 et 20 nœuds. Le ciel est couvert donc on ne souffre pas trop de la chaleur, mais quand c&#8217;est clair ça tape. On est bien équipé et on boit beaucoup d&#8217;eau dans la journée ! »</p>
<p>Adrien Hardy, skipper de Agir Recouvrement : « On profite, on est dans un bon rythme, il y a du soleil et il fait beau ! La vie a bord, c&#8217;est sympa ! On était 16e en partant des Canaries … la flotte est partie chercher les alizées dans le Sud, et on a voulu faire autre chose, avec une route où on avait un petit espoir que ça passe. Pour le moment ça marche bien, depuis ce matin on est plutôt satisfait ! Il n&#8217;y a rien eu d&#8217;extraordinaire, on a fait du tout droit mais on a eu du vent. Et on voulait faire un peu moins de route que les autres. A partir de maintenant, il va y avoir du vent faible avec des grandes disparités entre Nord et Sud, avec beaucoup d&#8217;aléatoire ! Ce n&#8217;est pas évident même si les derniers fichiers disent que ça va bien se passer pour nous. Ce qui va nous sauver c&#8217;est l&#8217;angle du vent par rapport aux autres, on fera un bon cap. Globalement on va bien s&#8217;en sortir. C&#8217;est sûr qu&#8217;on est bien. Jusqu&#8217;à hier notre classement ne voulait rien dire car il est mesuré par rapport à la distance au but. Celui de ce matin est plus parlant, on a recroisé sur quelques bateaux qui étaient devant, donc on fait déjà un premier bilan de notre option. On a un déjà gagné 80 miles, c&#8217;est très positif. Ca devient moins virtuel, on est devant pour de vrai. On est de nouveau dans la course !</p>
<p>Eric Peron, skipper Macif 2009 : « On se repose un petit peu, on prépare les réglages, c&#8217;est moins éprouvant. La flotte est éparpillée et les options sont prises ! D&#8217;ici trois jours on va bien savoir ce qu&#8217;il se passe, après ce sera la ligne droite, les jeux sont faits. Il va falloir se débrouiller dans l&#8217;option qu&#8217;on a prise, et faire en sorte que ça fonctionne. C&#8217;est bien d&#8217;avoir les copains pas loin, ça permet de se caler en vitesse, de savoir si on a fait des bons petits bords. Ca nous donne une indication sur l&#8217;état du vent, si les fichiers météo correspondent à leur vitesse, et ça conforte nos choix. »</p>
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		<title>Vers une menace sudiste ?</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 07:46:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L-Ouest</dc:creator>
				<category><![CDATA[Figaro Beneteau]]></category>
		<category><![CDATA[Transat AG2r]]></category>
		<category><![CDATA[ag2r]]></category>
		<category><![CDATA[large]]></category>

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		<description><![CDATA[Annoncé depuis plusieurs jours, l'affaiblissement du régime d'Alizés est venu cueillir la flotte de la Transat AG2R LA MONDIALE. Les vents de 30 à 35 noeuds, combinés à une mer extrêmement inconfortable, ont fait place à un flux oscillant autant en force qu'en direction, ne rendant pas la navigation des plus simples. A la faveur de la nuit, les stratégies des uns et des autres se sont révélées, rendant à 5 heures le leadership de la course à Romain Attanasio et Samantha Davies (Savéol). Mais le fait du jour est surtout à mettre au crédit du tandem Armel Le Cléac'h-Fabien Delahaye (Brit Air) dont le décalage aux Sud apparaît à ses concurrents directs comme une riche inspiration. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Annoncé depuis plusieurs jours, l&#8217;affaiblissement du régime d&#8217;Alizés est venu cueillir la flotte de la Transat AG2R LA MONDIALE. Les vents de 30 à 35 noeuds, combinés à une mer extrêmement inconfortable, ont fait place à un flux oscillant autant en force qu&#8217;en direction, ne rendant pas la navigation des plus simples. A la faveur de la nuit, les stratégies des uns et des autres se sont révélées, rendant à 5 heures le leadership de la course à Romain Attanasio et Samantha Davies (Savéol). Mais le fait du jour est surtout à mettre au crédit du tandem Armel Le Cléac&#8217;h-Fabien Delahaye (Brit Air) dont le décalage aux Sud apparaît à ses concurrents directs comme une riche inspiration. </p>
<p>Si ces temps derniers, les concurrents de la dixième Transat AG2R LA MONDIALE ne cachaient rien du plaisir pris à débouler sous spi et à enchaîner les glissages à plein régime, ils avouaient également quelques moments d&#8217;inconfort générés par une mer formée venant contrarier la rectitude des lignes. Avec la rupture d&#8217;Alizés attendue et désormais palpable, tout cela devrait se calmer et donner un peu de répit aux marins qui vont pouvoir à nouveau se tenir debout dans le bateau sans risque de dommages corporels&#8230; Mais les préoccupations de la fin de nuit semblaient pourtant ailleurs à bord des bateaux de tête. </p>
<p>Brit Air fait des envieux </p>
<p>Guettant la perturbation installée sur la route directe, tous savaient que le contournement serait une figure imposée pour échapper aux affres d&#8217;une zone sans vent. Les positionnements de ce matin démontrent que d&#8217;un bord à l&#8217;autre, on ne l&#8217;a pas entendu de la même manière. Ainsi, les nouveaux leaders, Romain Attanasio et Samantha Davies, accompagnés par Gildas Morvan et Bertrand de Broc, ont-ils fait le choix de maintenir leur trajectoire Ouest, jouant la vitesse pour gagner vers Saint-Barth. Un temps tentés par le Sud, les hommes de Cercle Vert ont même retrouvé leur camp dans la nuit, renonçant ainsi à une stratégie à plus long terme. A l&#8217;annonce des premiers résultats de ce vendredi, il n&#8217;était toutefois nul besoin de savoir lire entre les lignes pour comprendre qu&#8217;à la vacation de 5 heures, ces quatre là regardaient vers le Sud avec crainte et envie mêlées. Autant dire que la bonne inspiration du jour semble à mettre au crédit des deux pilotes de Brit Air, pour qui la nuit et le voile sur les positions se sont révélés propices à un décalage dans le Sud. Engageant leur descente hier soir à 23 heures, pour jouer les empannages en limite d&#8217;angle et aller chercher des vents favorables sans pour autant voir les milles jouer l&#8217;inflation, Armel Le Cléac&#8217;h et Fabien Delahaye semblaient avoir trouvé le bon compromis. Dans la journée leurs concurrents directs, adopteront la tactique de l&#8217;escalier, descendant progressivement dans le Sud, mais ni perdront-ils pas de précieux milles ? La question est posée. </p>
<p>S&#8217;attendre à des surprises </p>
<p>Devant, on sait que les classements ne devraient pas rester figés bien longtemps et on s&#8217;attend surtout à un retour des audacieux. Il faudra donc garder un oeil avisé sur Brit Air, mais aussi sur Banque Populaire, Generali ou encore Crédit Mutuel de Bretagne décalé à 143 milles dans le Sud des leaders ce matin. Le moment est important et certains choix pourraient décider du reste de la course. Autant dire que la monotonie n&#8217;a pas l&#8217;intention de s&#8217;emparer du scénario de la Transat AG2R 2010 ! </p>
<p>Au coeur de la course à bord d&#8217;Ocean Alchemist </p>
<p>Marche Forcée</p>
<p>Déjà 3 jours que nous avons quitté la tête de la flotte. Depuis le passage de La Palma aux Canaries, nous avons pris le temps de remonter sur les 16 premiers concurrents en descendant vers les plus au Sud pour remonter lentement vers le Nord. Nous avons interrompu hier soir cette marche forcée avec « Generali Europ Assistance » de Yann Elies et Jérémie Beyou. Nous rendre jusqu&#8217;à « Agir Recouvrement » à 92 milles dans notre 342°, nous aurait contraints à perdre trop de temps pour rallier ensuite les leaders de la course ce matin.</p>
<p>Les conditions rencontrées dans la nuit sont fidèles aux prévisions météo, le vent mollit au fil des heures. Croisés à 2h00, Joseph Brault et Antoine Koch sur « Gaspé 7 » actuellement 6ème au classement s&#8217;étaient même offert le luxe de marcher sous pilote une partie de la nuit. Pratique jusque là impossible depuis la porte des Canaries, compte tenu de l&#8217;état de la mer et des 12 à 15 nœuds de vent de Nord – Nord Est. Dans des conditions plus stables et une lune cachée derrière les nuages, certains préfèrent donc prendre un peu de repos sous une température idéale, quitte à laisser filer quelques dixièmes de milles pour attaquer les jours à venir qui s&#8217;avèrent compliqués.</p>
<p>La stratégie météo a pris le pas sur la vitesse, oubliés les grands surfs sur l&#8217;Atlantique, il va falloir tenir le spi désormais dans une mer encore formée et des vents mollissant. Au programme : Casse-tête pour les leaders qui vont devoir choisir entre pression et trajectoire, leaders qu&#8217;Ocean Alchemist devrait rejoindre ce matin.</p>
<p>Ils ont dit&#8230;</p>
<p>Romain Attanasio &#8211; Savéol (1er au classement de 5h)</p>
<p>« Le vent est capricieux, Sam et moi sommes sur le pont, concentrés. Il y a 12-13 nœuds mais la mer est horrible, on ne peut pas tenir debout dans le bateau. Il y a un train de houle dans un sens, la mer est croisée et le vent bascule à 45 degrés. Si tu suis le vent, tu n&#8217;es plus dans l&#8217;axe de la houle, tu te fais maltraiter et si tu suis la houle tu déventes… C&#8217;est n&#8217;importe quoi. On attend avec impatience qu&#8217;elle se rétablisse. </p>
<p>La nuit a été très noire et tout d&#8217;un coup les nuages ce sont dispersés en une demie heure et l&#8217;on peut voir le feu de Cercle Vert derrière nous à nouveau. </p>
<p>Brit Air a eu raison de partir plus au Sud, il touche le vent avant tout le monde, il n&#8217;arrête pas de nous distancer et de l&#8217;autre côté on est talonné par Cercle Vert. La pression monte à chaque mille.</p>
<p>Il va y avoir des changements plus importants que d&#8217;habitude et du suspens dans le classement des prochains jours car des choix déterminants vont être à prendre entre autres face à la météo et au cap à tenir. »</p>
<p>Armel Le Cléac&#8217;h &#8211; Brit Air (2e au classement de 5h)</p>
<p>« On voulait se décaler plus au Sud pour la suite de l&#8217;aventure. Les conditions vont être plus molles dans les jours à venir donc il faut réfléchir et anticiper la météo pour ne pas se faire grappiller trop de milles.</p>
<p>Le vent est de 12-16 nœuds et on a fait quelques empannages cette nuit, car les conditions sont plus tranquilles et moins sportives que les jours précédents et on a modifié nos réglages.</p>
<p>Il faut être plus concentré sur les réglages fins du bateau, ce n&#8217;est pas le même stress, si on dévente, en soit, ce n&#8217;est pas grave pour la sécurité du bateau, c&#8217;était différent les nuits précédentes, un mauvais coup de barre aurait pu être catastrophique.</p>
<p>Nous avons des choix à faire dans les prochaines 48 heures, une zone de vent faible est à venir et chacun sa stratégie pour la négocier : Nord, Sud, au milieu. Cela va être intéressant car le monde furtif n&#8217;est pas encore très utilisé…</p>
<p>La route est encore longue jusqu&#8217;à St Barth, les choses peuvent encore changer et je ne pense pas comme certains que la journée du 2 ou 3 mai soit « la journée tactique » ou le dernier coup à jouer et qu&#8217;après plus rien n&#8217;évoluera. Il reste encore 1800 milles à parcourir ! »</p>
<p>Bertrand de Broc &#8211; Cercle Vert (3e au classement de 5h)</p>
<p>« C&#8217;est calme, passage à vide au niveau du vent, le rythme est moins sportif. Comme les 3 derniers jours ont été toniques, même si les surfs à 20 nœuds sont sympas, cela permet de se reposer. </p>
<p>La mer est assez forte avec peu de vent, il faut être concentré à la barre avec l&#8217;écoute dans la main. Nous avons moins de vent que nos amis dans le Sud. Il faut contourner cette zone déventée et cela va nous rallonger de 200 à 300 milles, on décidera assis à la table à cartes de l&#8217;option que l&#8217;on choisit.</p>
<p>On a empanné avant Brit Air, mais nous sommes restés plus longtemps sur notre cap et on risque de le regretter rapidement. Les décalages de vent dans le Sud sont plus favorables, il suffit qu&#8217;il y ait 3 ou 4 nœuds de vent en moins et tout dégringole, les voiles claquent… Donc on verra…</p>
<p>Nous n&#8217;avons pas encore senti l&#8217;intérêt ou la nécessité du mode furtif dans les prochaines heures pour notre  stratégie car il n&#8217;y a pas 36 options. Oui c&#8217;est un moment important dans la course car les options des 2 prochains jours vont êtres importantes et déterminantes mais il reste tout de même 1800 milles à parcourir.»</p>
<p> rivacom</p>
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		<title>Un océan à traverser</title>
		<link>http://www.littoral-ouest.com/2010/04/27/un-ocean-a-traverser/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Apr 2010 07:20:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L-Ouest</dc:creator>
				<category><![CDATA[Figaro Beneteau]]></category>
		<category><![CDATA[Info Voile]]></category>
		<category><![CDATA[Transat AG2r]]></category>
		<category><![CDATA[ag2r]]></category>
		<category><![CDATA[large]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est donc à 22h21, hier soir, que les leaders de la flotte de la Transat AG2R LA MONDIALE, Romain Attanasio et Samantha Davies (Savéol), ont dépassé la marque de parcours obligatoire à La Palma. Depuis, les passages se succèdent aux Canaries. Kito de Pavant et Sébastien Audigane (Groupe Bel), contraints à une escale technique à Tenerife à la suite d'une collision avec une baleine, devraient fermer la marche, en milieu de nuit. À présent, il reste 2 400 milles devant les étraves des duos. Un deuxième acte commence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.littoral-ouest.com/wp-content/uploads/2010/05/fig_isante.jpg"><img src="http://www.littoral-ouest.com/wp-content/uploads/2010/05/fig_isante.jpg" alt="" title="fig_isante" width="650" height="433" class="alignnone size-full wp-image-705" /></a></p>
<p>C&#8217;est donc à 22h21, hier soir, que les leaders de la flotte de la Transat AG2R LA MONDIALE, Romain Attanasio et Samantha Davies (Savéol), ont dépassé la marque de parcours obligatoire à La Palma. Depuis, les passages se succèdent aux Canaries. Kito de Pavant et Sébastien Audigane (Groupe Bel), contraints à une escale technique à Tenerife à la suite d&#8217;une collision avec une baleine, devraient fermer la marche, en milieu de nuit. À présent, il reste 2 400 milles devant les étraves des duos. Un deuxième acte commence. </p>
<p>      Pas d&#8217;effet accordéon. Pas de zone de dévent. Et donc pas de bouleversement à la marque de parcours obligatoire des Canaries. Le Savéol de Romain Attanasio et de Sam Savies, aux commandes de la flotte depuis 48 heures, a donc été le premier à dépasser La Palma avec un crédit de 10 milles sur ses poursuivants directs, Armel Le Cleac&#8217;h et Fabien Delahaye (Brit Air), Gildas Morvan et Bertrand de Broc (Cercle Vert) et Jeanne Grégoire et Gérald Veniard (Banque Populaire), tous passés en moins de quatre minutes. « On a eu Sam et Romain par VHF. Le signe qu&#8217;ils n&#8217;étaient pas trop loin devant ! » s&#8217;amusait Jeanne Grégoire, ce midi à la vacation. « À l&#8217;échelle de ce qu&#8217;il reste à parcourir, l&#8217;écart avec Savéol n&#8217;est pas grand-chose. Le plat de résistance est devant nous » commentait Armel Le Cleac&#8217;h, de son côté. De fait, il reste, aujourd&#8217;hui, aux concurrents de cette 10e Transat AG2R LA MONDIALE les deux tiers du parcours à réaliser : 2 400 milles. Un océan à traverser. </p>
<p>Faire la route ou investir dans le Sud ?<br />
      Telle est la question. Chacun élabore sa stratégie pour les heures et les jours à venir. Dans l&#8217;immédiat, le flux modéré de secteur Nord-est pour 15 nœuds en moyenne, va s&#8217;orienter doucement au Nord en fin de journée. Sous tribord amure, certains pourront mettre un peu de Nord dans leur route mais, globalement, il n&#8217;y aura pas de grandes options. Les tandems devront essentiellement se concentrer sur la bonne marche de leur bateau. « Si tu n&#8217;avances pas, t&#8217;es marron » rappelait Jean Le Cam &#8211; qui fête ce mardi son 51e anniversaire – à la mi-journée. Tenir le rythme, placer les empannages au bon moment : voici le programme qui attend les marins d&#8217;ici à vendredi. Jusqu&#8217;à cette date, le vent sera bien établi et propice à la vitesse, au largue serré ou au grand largue. Par ailleurs, une houle de Nord-ouest se renforcera pour atteindre 2-3 mètres, ce qui favorisera les glissades. Ensuite, l&#8217;anticyclone au Sud-ouest des Açores commencera à marquer quelques signes de faiblesse avec une baisse de pression en son centre. Par conséquent, l&#8217;alizé faiblira partiellement. « Il faudra trouver la meilleure route pour contourner ce système. Soit couper le fromage avec moins de vent, soit faire le tour en allant plus vite. Ce sera une question de compromis » a détaillé Armel Le Cleac&#8217;h. </p>
<p>C&#8217;est reparti pour Groupe Bel<br />
      Après leur collision avec une baleine hier, aux alentour de 13 heures, Kito de Pavant et Sébastien Audigane (Groupe Bel) ont repris la mer ce mardi midi. L&#8217;escale technique à Santa Cruz, sur l&#8217;île de Tenerife, a duré une dizaine d&#8217;heures et le safran tribord endommagé a pu être remplacé en un temps record. « Nous tirons des bords pour nous dégager du Nord-est de l&#8217;île de Tenerife. Nous avons encore une heure de louvoyage et après nous pourrons faire route directe vers La Palma. 24 heures environ se sont écoulées depuis notre accident avec la baleine et nous estimons à une trentaine d&#8217;heures notre retard sur les premiers à La Palma. Nous n&#8217;avons pas vraiment eu le temps de réfléchir, il a fallu organiser l&#8217;échange du safran et faire venir Hervé, mon directeur technique. Cela a été une sacrée galère pour lui, car il a fait 10 heures de voiture jusqu&#8217;à Madrid pour prendre le premier avion ce matin. Nous nous sommes bien sûr posés la question de repartir ou non. Il y a beaucoup de paramètres à évaluer dans ces circonstances mais, dans la mesure où l&#8217;on peut réparer le bateau et qu&#8217;il peut naviguer, nous allons jusqu&#8217;au bout de l&#8217;histoire, même si le résultat final ne sera pas à la hauteur des objectifs initiaux. Le bateau n&#8217;est pas à 100% de ses capacités mais il navigue» a expliqué Kito de Pavant, joint par téléphone à 13h30. </p>
<p>Trophée de la performance du jour AG2R LA MONDIALE : </p>
<p>      Le Trophée de la performance du jour AG2R LA MONDIALE est attribué à Gaspé 7. Antoine Koch et Joseph Brault ont parcouru 225,7 milles en 24 heures.</p>
<p> Ils ont dit :</p>
<p>Yann Eliès, skipper de Generali Europ Assistance : « Il n&#8217;y a pas de problèmes pour nous ! On aurait été content d&#8217;être devant mais ça n&#8217;a pas l‘air simple devant, donc c&#8217;est nickel ! On est dans un scenario idéal et on va jouer avec ce qu&#8217;on nous propose. On a le sentiment de ne pas avoir été payé comme il fallait dans notre option, mais on a tous trouvé des bons surfs. La houle est super bien placée et il fait chaud. Ca ne se fait pas tout seul, c&#8217;est du boulot mais c&#8217;est super sympa ! On récupère un peu en ce moment. Jérémy fait dix milles routages par jour … il est menotté à la table a carte ! C&#8217;est sympa de naviguer ensemble. J&#8217;espère qu&#8217;on sera bien placé à la fin. »</p>
<p>Sylvain Pontu, co-skipper de iSanté : « A cette heure, d&#8217;habitude, c&#8217;est mon quart de repos, mais comme on est en train de faire pleins de trucs, je suis réveillé et actif ! On fait un gros coup de ménage et on se prépare pour la deuxième partie de la course ! On est à onze milles de la marque, pour moi c&#8217;est assez symbolique comme passage. On a fait une belle première partie de course car on est au-delà de nos objectifs. A partir de La Palma, ça va être une deuxième étape donc on va se donner à fond pour faire une belle course. On a un petit déficit de vitesse au portant, mais on est dans le match ! On a des sacs de matossage très pratiques a bord, et quand le vent fluctue, je passe mon temps à les bouger, c&#8217;est essentiel, c&#8217;est comme un réglage ! » </p>
<p>Antoine Koch, skipper de Gaspé 7 : « Tout va bien, on est content d&#8217;avoir fini la première partie de la course mais on n&#8217;est pas très content, car il y a quatre bateaux devant ! On était vraiment bord à bord avec Brit Air mais ils nous ont laissé là, donc on a une revanche à prendre ! La course est encore longue, on est dans une situation qui ouvre encore des choses. Depuis le Cap Finistère, les routages donnaient des temps de passage très proches en fonction des options, donc ça n&#8217;a pas été facile de choisir. Il y aura sûrement des petits éléments perturbateurs à négocier pour la suite, mais c&#8217;est bien ! On a un rythme établi, on n&#8217;est pas fatigué, ça s&#8217;enchaine, c&#8217;est très agréable. Depuis le départ on est bien en mer, tout parait naturel, c&#8217;est fluide et le temps ne parait pas long ! »</p>
<p>Yannick Bestaven, co-skipper de Save The Rich : “Ca va bien à bord! On vient enfin de passer la porte de passage donc on est en train de naviguer le long de La Palma avec un paysage magnifique, c&#8217;est très beau ! On a un peu raté notre route le long de l&#8217;Espagne, maintenant on roule tout droit dans l&#8217;Atlantique, donc on va se rattraper ! On regarde beaucoup ce qui va se passer. La situation va être compliquée : on y réfléchit beaucoup et longuement avant de trouver la voie. C&#8217;est à ces allures que le bateau est marrant et sympa. C&#8217;est un peu ambiance Hawaï à bord ! »</p>
<p>Franck Le Gal, co-skipper de Gedimat : « C&#8217;est la fin du premier tronçon, un nouveau départ commence. Si on nous avait dit qu&#8217;on serait placés devant Nicolas Lunven, Jean Le Cam et compagnie, on aurait signé de suite des deux mains ! On bosse pour la suite et on s&#8217;amuse bien ! Notre erreur a peut-être été de trop se centrer sur la marque de parcours et de ne pas assez anticiper sur la trajectoire à long terme. »</p>
<p>Jeanne Grégoire, skipper de Banque Populaire : « Ca va : il fait beau, la mer est belle ! Le bateau va vite, dans la bonne direction, tout va bien dans le meilleur des mondes ! On était content de ne pas passer la porte en 4ème position. On n&#8217;a pas vu le paysage car il faisait nuit. Avec les autres on s&#8217;est dit « on passe la porte, on ferme à clé et on la cache ! ». On a tous eu un coup au moral quand Kito a appelé pour son avarie. Là, il n&#8217;y a rien d&#8217;extra ordinaire à faire dans les jours qui suivent. Il faut juste tenir le rythme. Si Sam et Romain pouvaient se prendre un gros grain, une bonne douche épaisse et de la grosse pétole, ça nous permettrait de les rattraper, mais je doute qu&#8217;ils soient d&#8217;accord ! »</p>
<p>Nicolas Troussel, skipper de Crédit Mutuel de Bretagne : « Les voiles ne sont pas déchirées donc ce n&#8217;est pas mal ! C&#8217;est sûr on est allé vite ! On était sous le bon angle et puis on s&#8217;est dit qu&#8217;il fallait cravacher donc on a un peu attaqué ! On s&#8217;est bien reposé, on a fait des siestes pendant la nuit, mais il reste un peu de chemin et plein de choses à faire. Pendant la première partie, on pensait que les bateaux allaient s&#8217;arrêter un peu plus dans la dorsale. On a bien collé, mais la navigation était plaisante : ça aurait été rassurant d&#8217;être plus devant mais on va se battre pour revenir même si ça ne va pas être simple ! »</p>
<p>Jean Le Cam, co-skipper de Generali : « Ca se passe nickel, on a eu un début de course pas très bon, et puis une option le long du Portugal qui aurait pu payer mais qui n&#8217;a rien donné ! On vient de passer les Canaries et là on est dans le coin avec les banquiers : le Crédit Mutuel de Bretagne! Il se passe des choses tous les jours … si tu n&#8217;avances pas, t&#8217;es marron ! Après, il faut être sur les réglages tout le temps et essayer d&#8217;aller moins mal que les autres. A partir de maintenant, il y en a qui vont passer à droite et le reste à gauche. Il faudra attendre le prochain passage pour voir ça ! Mais ceux qui passent à droite ne vont pas revenir à gauche et inversement ». </p>
<p>rivacom</p>
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